Rechercher
  • Emilien Chevalier

Journal de bord - Semaine 9: "Fush" - Senghor




Nous voici en Albanie !

Samedi soir, nous avons été hébergé par Koli, un albanais fan de l’Europe, comme en témoignaient les drapeaux allemand et européen au dessus de sa maison. Elliot a parlé de cette rencontre la semaine dernière, mais pas d’un détail des plus important : la partie de Domino!



Il faut savoir qu’en Albanie, tout le monde joue aux dominos, c’est le sport national (mon ami albanais Kevin me le confirmera plus tard). On a vu de nombreuses fois des rassemblements de vieux y jouer avec fougue et entrain.


Après manger, avec Rannou, on regarde donc un groupe d’anciens jouer aux dominos dans le bar-restaurant ou nous étions accueilli pour la soirée.

Évidemment, personne ne parle un mot d’anglais, mais on comprend qu’ils nous proposent une partie. On accepte avec plaisir, et on se retrouve à faire 2 équipes de 2.

On ne sait pas jouer aux dominos tous les 2, on connaît juste la règle de base à savoir qu’on pose un chiffre identique de son jeu sur le même chiffre présent sur le plateau.

On ne comprend pas du tout comment marche le jeu: Rannou gagne et il écrit le score dans notre colonne, et Rannou perd et même chose: on est tous les 2 morts de rire mais complètement perdus.

Puis au bout de 15 minutes, ils nous expliquent qu’enfait on ne joue pas dans la même équipe (la seule chose dont nous étions persuadés jusqu a présent), Rannou joue enfait avec notre hôte Koli, et moi avec un vieux monsieur qui devait avoir une cinquantaine d’années d expérience dans le monde des dominos (« un vieux briscard » comme dit Rannou).


Tout de suite on y voit un peu plus clair. Ils nous donnent un autre conseil en cours de partie (on le comprend avec difficulté !) mais sinon on apprend en regardant et en essayant. J’essaye d’analyser les réactions de mon partenaire en fonction du coup que je joue, et quand il me lâche un « Bravo! » je fais comme si c était calculé et je lui adresse clin d’œil et sourires.

Dès qu on gagne, on se sert la main et on célèbre ça avec des « bravo, bravo «, mot qui visiblement ne nécessite pas de traduction !

Malheureusement Rannou et Koli gagnent la première partie. Il est déjà presque 23h soit 3h de plus que notre heure de coucher moyenne mais on se regarde avec rannou, pas possible d’arrêter maintenant, revanche donc !

On l’emporte ce coup ci, 1-1 mais on en restera là pour ce soir !


Cet épisode était incroyable, jouer à un jeu qu’on ne connaît pas, avec des personnes que l’on ne comprend pas, communiquer qu’avec les mains et des sourires et surtout jouer sa première partie avec des bibles du domino qui connaissent tous les trucs et astuces de ce jeu constitue l’initiation parfaite !


La première chose qu’on fera le lendemain sera d’acheter un jeu de dominos et on initie alors Émilien et elliot à cette tradition albanaise.


On part le dimanche de chez Koli, et on s’arrête pour manger dans une ville assez animée, notamment une place de village avec tous les anciens du village répartis en différents groupes qui jouent aux échecs, au backgammon, ou encore aux dominos. Un beau dimanche midi ! (Je ne sais pas si ces rassemblements ont lieu tous les jours mais c est fort probable que oui!)


La scène est très marrante, il y a entre autres 2 personnes qui s’affrontent aux échecs et au moins 10 personnes autour qui les encerclent et les regardent attentivement. On ne se risque pas à les défier !


On arrive ensuite dans un genre de restaurant où émilien comprend « saucisse » et « 1€ ». On s’installe et 5 min après, on nous amène une assiette de riz-saucisse en sauce, c’est un délice. Pas de carte, pas de choix, ambiance plat du jour et tout le monde à la même enseigne ! On est calé après ce repas, et on s’en sort à 4 pour 4€, on en demande pas tellement plus !


Puis on se balade un peu dans la grande rue car il y a un grand marché: beaucoup de stands différents, des fruits et légumes mais aussi des téléphones cassés, des postes de radio, des ordinateurs, des chaussures, des habits…

L’ambiance est très vivante et très authentique !


On reprend la route et on s’arrête camper dans un champ. A la fin du dîner, on sent quelques gouttes de pluie qui nous préviennent gentiment qu’il faudrait ranger les affaires qui traînent un peu partout, puis une fois dans les tentes, on a le droit à une petite pluie, ça faisait longtemps mais on n’est pas pris au dépourvu, heureusement !



Après notre petit déjeuner, on part sous une forte pluie. Ça change un peu, et on est trempés quand on arrive dans une ville et qu’on tombe sur un restaurant.

Je demande si on peut manger (car beaucoup de restaurants sont enfait des cafés et ne servent pas à manger, et l’apparence est identique), et il me répond « bifteck « . Cela nous rappelle l’expérience de la veille, et on s’installe.


On a alors le droit à une salade, des frites, et un beau morceau de viande dans une sauce au yaourt. (On essaye d être végétarien au maximum, mais ces derniers temps vous aurez compris que ce n est pas forcément évident, du fait de la culture albanaise - de la viande à tous les repas globalement surtout au restaurant- et de la barrière de la langue qui nous limite pas mal) .

La pluie s arrête pendant qu’on mange, et on repart sous le soleil.


On cherche à rencontrer plus d’Albanais car pour l’instant ils sont vraiment adorables et on veut en savoir plus sur eux, surtout que le pays est petit donc notre séjour est supposé être court.

On se met donc en quête d’un toit ou d’un jardin pour passer la nuit.

On est accueilli à la dernière minute avant que la nuit ne tombe, par Drita et Alma, 2 femmes (mère et grand mère) qui nous ouvrent leur porte avec un grand sourire, et on se sent tout de suite bien a l’aise. Ils ont un bébé chiot vraiment minuscule et très mignon qui nous attendrit avec Émilien.


Impossible de communiquer avec eux mais le courant passe bien, on comprend l’essentiel!


J’appelle mon ami albanais Kevin, qui fait le traducteur pendant 5 min pour expliquer notre situation et notre voyage, mais ce n était pas si nécessaire finalement, on se débrouille bien avec nos sourires et des mimes !


Le mari rentre à la maison un peu plus tard, on n’a pas trop l’occasion de parler avec lui car il travaille 20h par jour (on n’a pas compris comment c était possible), donc il mange et va se coucher tout de suite après.

Xhejsi (« Jesse ») le fils d’Alma arrive et on peut communiquer à peu près avec lui car il se débrouille en anglais.

On essaye de proposer de la nourriture et notre aide a Alma pour faire le dîner, mais rien à faire, elle veut tout faire toute seule et refuse catégoriquement le moindre coup de main.

La grand mère, elle, reste assise en souriant et en nous regardant.


On est reçus comme des rois : la table est remplie de plats différents (c est très typique en Albanie d’avoir sur une table pleins d’assiettes différentes, qui prennent toute la place sur la table à la fin: des assiettes de sauce au yahourt, de viande, de frites, de légumes… Chacun se sert ensuite dans ces assiettes)


On a donc ce soir la: du poulet, des gésiers, des pâtes (cuites dans l’huile de manière très originale), du fromage frais, du pain, des tomates et poivrons vinaigrés (le goût est très surprenant car on s’attend au départ à un poivron sucré et confit et au final c est très amer et très salé, on est tombés pas mal de fois dessus -et les assiettes sont souvent restées pleines à la fin du repas- il faut croire que c est une spécialité albanaise et la aussi mon ami Kévin me le confirmera), du vin, du raki… la particularité est que tout ce qui est sur la table provient de leur ferme ! Tout est fait maison, par eux, et les matières premières viennent de chez eux. On se régale !


Puis on joue au backgammon avec Xhejsi et aux dominos avec Alma, très bonne soirée !

Alma est très expressive, passe son temps à crier et parle très vite, malgré qu’on ne comprenne pas un mot de ce qu’elle dit, cela ne l’intimide pas (et nous non plus ! )


Une technique, donnée par mon ami allemand Nils croisé sur la route marche très bien et nous l’utilisons de plus en plus: elle consiste à répéter le dernier mot de la phrase en souriant et hochant la tête, si vous vous trouvez face à des anciens dans l’impossibilité de communiquer et que vous voulez les faire sourire (et passer pour un local au passage) je vous recommande !

Pas besoin de plus, on peut tenir très longtemps comme ça: juste en répétant la fin de la phrase, la conversation peut durer des heures et c est très plaisant !


Le matin on veut leur acheter un cadeau dans la ville d’à côté pour les remercier pour leur accueil mais on a plus de liquide (tout se paye en cash, beaucoup n’ont même pas de carte bleue) et il n’y a pas de distributeurs avant un long moment.

On est déçus mais on les remercie énormément, et on se promet de rester en contact. Super rencontre, authentique et très dépaysante !




Départ à 10h, on roule un moment, on traverse la campagne albanaise magnifique et on arrive à Vlorë, grosse ville albanaise.

On s’arrête dans un restaurant dans la ville, et on est surpris que le patron parle plutôt bien français ! Il nous explique qu il a travaillé en suisse à la frontière française et a fait cuisinier en France (à Chambéry) et dans d’autres coins d’Europe. Il est très content de parler français !





Un moment amusant est quand je lui demande après qu’il nous ai dit qu’on pouvait manger entre autres de la viande, si c’était possible de manger végétarien et qu’il me répond « pas de soucis oui, je peux te faire du poulet »…

Au final on s’en sort avec une table bien remplie de mets traditionnels albanais comme dit plus haut.

La pause dure un peu, et je décide de me balader dans la ville en attendant que les autres finissent leur café.

Je me fais alpaguer 20 min plus tard par un monsieur depuis le trottoir.

Il me voit avec mon vélo bien chargé et veut en savoir plus !

Gregg est américain, a travaillé en tant qu’ingénieur informatique et est désormais retraité (il devait avoir 55-60 ans). Il a l’air d’avoir une situation financière confortable, veut plus trop revenir aux US et fait que voyager (en vélo et en avion beaucoup). Il est allé au Vietnam, à prit la route du pamir pour faire du vélo de la Turquie en Chine (ce qu’on souhaitait faire à la base)…

Il est resté bloqué pendant le confinement au Vietnam mais s est fait envoyé son vélo par la poste la bas et a eu l’air de passer un très bon moment !


La encore, c est une bonne illustration des rencontres entres (cyclo) touristes: le courant passe tout seul, et il y a zéro barrières , c est tout à fait naturel de s’arrêter dans la rue et de se poser des questions mutuelles pendant une à plusieurs heures !


On repart, mais il est déjà tard alors on opte pour une auberge de jeunesse en sortie de ville, avec une très bonne ambiance.

On rencontre entre autres un écossais, James, qui a prit l’avion jusqu en Pologne et est ensuite descendu en Velo jusqu en Albanie et veut désormais rejoindre Athènes comme nous . Mais à la différence de nous qui sommes partis il y a 2 mois de France, lui était parti il y a 2 semaines ! Tout simplement monstrueux, il roule 140 km en moyenne par jour, des fois 180, et une fois a fait 140 km mais avec 2400m de Dénivelé en plus ! (Notre plus grosse journée est pour l’instant de 100 km avec 1000m de D+…)

Encore un type de voyage différent ! Il a un mois de vacances, donc va à toute vitesse sans forcément prendre le temps de rencontrer les gens, s’arrêter dans les villes faire des pauses et visiter…

A côté de lui, les allemands qui roulaient 2 fois plus vite que nous font pale figure…


Et sur la route on a également croisé des gens qui roulaient 2 fois moins vite que nous, il y a vraiment tous les rythmes qui sont possibles, en fonction des contraintes imposées de chacun, mais tout le monde a l’air d’adorer en tout cas !


Il est impressionnant et on se doute qu’on ne partira pas ensemble le lendemain matin … il voyage seul, et a prit un mois de congés. Son métier… réparateur de vélo ! Donc en effet il s’y connaît dans le domaine et on est moins surpris qu’il soit si bon en vélo et si efficace, même au niveau du matériel prit (il porte 2 fois moins de poids - ce qui peut expliquer (en partie) pourquoi il nous met tant à l’amende ! - )


On cuisine ensuite le soir pour tout le monde et c est très sympa de partager un repas ensemble. La encore, on a la confirmation que le repas français traditionnel (tout le monde est à table le temps du repas, commence à manger ensemble) est différent à l’étranger.


Les autres européens, albanais ou américains ne fonctionnent pas comme ça, ce qui peut être surprenant au début: ils s’assoient, se servent, mangent, disent un vague merci et repartent à leurs occupations quand bien même ils sont très sympas et bien élevés, et ce n’est pas eux qui ont préparé le repas - en France ce serait mal vu pour des invités de procéder comme ça je pense- !

C était surprenant au début mais on s’y est fait.





On décolle de l’auberge, il fait super beau (on est en short-t shirt), il y a pire pour un 24 novembre!

Puis vient la mega montee: 15 km de kilomètres en montée avec un dénivelé total de +1000m. On s’y attendait, et on pensait au début prendre un bus ou faire du stop avec un camion pour passer ce cap difficile plus rapidement (il parait que ca se fait pas mal et ça aurait pu être une expérience marrante) mais on décide finalement de s’y attaquer.

C’est pas très plaisant au début, ça grimpe sans cesse et pendant très longtemps mais on arrive finalement tout en haut, fatigués mais contents!



Tout en haut, la vue est magnifique (il fait par contre bien plus froid!) donc on décide de dormir la et on s’attaquera à la grosse descente que le lendemain.

On trouve une maison abandonnée avec un spot très cool et on s’y arrête pour la nuit.


On profite du peu de jour qui nous reste pour profiter de la vue et faire des images avec le drone (pas de tentes à monter donc on gagne un peu de temps significatif à ce moment de la journée ou les dernières minutes de lumière passent très vite !)

Puis on se rend compte qu’on a 0 nourriture pour le soir et en haut de la montagne il n’y a pas de supermarchés visibles…

Pas de chance, on va devoir aller au restaurant qu’on aperçoit un peu plus loin!


On dort donc en haut (il fait un peu froid, on est donc contents d’avoir pris des duvets de qualité !). Le réveil est difficile, on s’habille chaudement et on entame la mega descente.

11 km de descente, 30 km/h de vitesse moyenne et une vitesse max à +60km/h! Le tout avec une vue incroyable tout le long, c est super et on ne regrette pas l’effort de la veille !


Puis un chien (plutôt mignon) commence à nous suivre et ne nous lâche plus de la matinée. On s’attache à lui et on se dit qu’on va le ramener en France. On lui donne même un nom: Fush !



Mais les descentes étant trop difficiles pour lui (en montée il nous met à l’amende facilement) , on le perdra au moment du déjeuner, peut être qu’on le recroisera plus tard) !


On poursuit la route et après une autre journée à 1000 m de dénivelé (encore plus éprouvante que la veille car on ne s’y attendait pas et le fait de se préparer mentalement en amont du dénivelé compte beaucoup), on demande à un restaurant un peu a l’écart si on peut s’abriter sous leur toit pour la nuit (car la encore, beaucoup de pluie était annoncée pour la nuit).




Ils acceptent. On ne tarde pas trop à se coucher, mais on est réveillé au milieu de la nuit par des énormes bourrasques de vent et une pluie torrentielle: tout est inondé aux alentours de 2h du matin. Chacun essaye de se trouver un coin au sec pour y mettre son matelas et continuer sa nuit, on met les affaires qui traînaient à l’abri, et on se rendort. Le réveil est très difficile car il pleut toujours aussi ardemment, il y a beaucoup de vent et donc il fait assez froid.

Certains hésitent à s’arrêter ici pour faire un jour de pause en attendant que la pluie s’arrête… Mais finalement on se met tous en route sous la pluie avec comme objectif de passer la frontière grecque et de passer la nuit suivante a Igoumenitsa: encore une grosse journée au programme !


On se scinde en groupes pour la journée, chacun allant à son rythme pour rejoindre la ville. On passe la frontière sans trop d’encombres (cette fois ci on nous demande notre test covid et on nous fait même un genre de test PCR, mais sans enfoncer le coton tige donc il faudra m’expliquer son utilité) et on arrive enfin du côté grecque, pays où on projette de passer pas mal de temps (et surtout on ne sait pas encore quel sera le prochain pays!).


En effet, notre plan pour la suite est toujours de trouver un bateau pour rejoindre l’Asie du Sud-Est (un cargo, on ferait donc du bateau stop). Nos espoirs sont de plus en plus minces pour trouver ce fameux bateau dont on nous parle depuis plus d’1 an mais en ayant toujours aussi peu d’informations dessus, on a eu ces derniers temps que des retours négatifs de la part de ceux qui connaissent un peu le milieu maritime.

Cependant, on ne se laisse pas abattre et on cherche un plan de secours: pour l’instant on prévoit d’aller à Athènes, et en cas de resultat négatif pour le bateau, on irait visiter la Turquie puis l’Iran.


En Iran, nous prévoyons de rester un moment (on essayerait de faire du woofing ou une mission solidaire selon ce que nous trouverons), puis en fonction de si la frontière du Turkmenistan ouvre ou non, nous irions ensuite faire un tour en Asie Centrale (ou « les pays en Stan ») avec au programme Ouzbékistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Tadjikistan… C’est un autre voyage que celui initial mais il nous va très bien aussi, aucun de nous n’ayant eu la chance d’explorer ces endroits par le passé. Des problèmes concernant la météo se posent un peu pour ce scénario (au Kazakhstan par exemple la température moyenne en février est de -11 degrés…), mais chaque chose en son temps !


Par rapport à l’Albanie, la première différence observable est le port du masque: on avait complètement oublié que ça existait, je l’ai sorti une fois en Albanie pour le ranger 5 min après, ici en Grèce, il a l’air d’être bien plus obligatoire (et respecté) que l’Albanie ou la Croatie ou nous avons passé beaucoup de temps récemment.


On pedale fort jusqu a Igoumenitsa ou on arrive séparément mais on parvient à tous se retrouver sans trop d’encombres. Encore une grosse journée: 100 km et 800 m de dénivelé, ces derniers jours auront été très durs pour tout le monde comme en témoigne un coucher 22h et un réveil à midi pour ma part !

Près de 3000 m de D+ et +200 km ces 3 derniers jours, et notre dernière pause datant un peu, on est tous content de pouvoir souffler un peu !


L’Albanie est un pays qui nous aura tous beaucoup marqué: c’est notre pays préféré a l’unanimité ! La façon dont nous l’avons visité y est pour beaucoup: Le fait de le traverser du Nord au Sud, en prenant le temps d’en voir le plus, et en voyant bien les différences Nord (assez pauvre, population plus paysanne et pas forcément très développée) et Sud (avec la côte, plus touristique et donc plus riche), d’avoir pu rencontrer et discuter avec des Albanais qui nous ont raconté leurs conditions de vie, et la difficulté dans laquelle ils sont tous en tant qu’habitant de ce pays (le 2e plus pauvre d’Europe), mais d’avoir également pu être confronté à des rencontres où il était impossible de communiquer et d’avoir su les apprécier.







Le fait d’avoir pu appeler mon ami albanais Kévin pendant la semaine, qui nous a raconté des choses sur l’Albanie, son histoire, mais aussi sur son histoire personnelle: celle de sa famille albanaise qui a émigré en Europe dans les années 90 car c était trop difficile à ce moment là, nous a permit de comprendre plus de choses sur ce pays et sa culture.

Il nous a aidé plusieurs fois dans des traductions ou pour des conseils sur notre itinéraire, et m’a dit qu’il aurait aimé être avec nous sur cette partie du voyage.

Je l’ai compris comme une envie de sa part de partager le plus de choses sur ce pays dont il vient (je pense qu’il n’a pas forcément eu beaucoup d’amis qui sont venus faire du tourisme en Albanie, donc l’envie qu’on en voit et qu’on profite le maximum de ce pays), un grand faleminderit à lui!


Également sur la route on voit de plus en plus de chiens errants abandonnés. Certains sont gentils comme Fush, mais d’autres montrent les crocs et nous courent après! On n’a pas encore essayé le spray au poivre (Émilien n’était pas loin à plusieurs reprises), mais on est content de l’avoir avec nous !


Quelque chose dont on n’a pas parlé depuis le début, mais que l’on voit énormément est la présence de tombes sur le bord de la route, des bouquets de fleurs, des stèles, des photos… Sûrement des accidents de motards ou de voitures et des hommages à eux.



Le fait de rouler sur le bord de grosses routes nous amènent à voir aussi énormément d’animaux morts: on est surpris depuis le début par la quantité de chats, serpents, marcassins, oiseaux, lapins etc que l’on voit écrasé sur le bord de la route.


Pour finir, on retiendra de l’Albanie que c est un très beau pays mais qui manque beaucoup de moyens pour son développement. La population est très hospitalière et amicale, la nature est très présente (les montagnes surtout, on se serait bien passé de certaines cotes!)


La monnaie très faible, le Leke (ça à un avantage pour nous touristes français qui nous retrouvions à payer moins d’1€ pour une bière oubnotre repas, le retour à l’euro en Grèce fait très mal au premier abord !) ne les aide pas forcément.



C’est fini pour cette semaine, j’ai essayé de parler d’avantage de ce que l’on voyait (paysages, rencontres, différences culturelles) que de nos moments personnels ou à 4, j’espère que ça vous a plu!


Bisous

Senghor



360 vues7 commentaires

Posts récents

Voir tout