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  • Emilien Chevalier

C'est l'heure du bilan !

Dernière mise à jour : 25 sept.

Bonjour à toutes et à tous,


Voilà bientôt deux mois que le projet est terminé pour nous quatre. Nous avons tous retrouvé nos familles et amis respectifs et notre quotidien, laissé en suspens pendant 10 mois.



Ce journal de bord s’est terminé de façon un peu sèche donc on souhaitait vous dire au revoir comme il se doit ! Mais avant ça, on voulait remercier une dernière fois toutes celles et ceux qui nous ont permis de vivre cette année hors du commun.

Nous allons désormais emprunter des chemins différents mais nous n’oublierons jamais cette année ensemble.


Après Amsterdam, Elliott et Emilien ont traversé les Pays-Bas et la Belgique avant de faire une pause à Lille. Elliot, souffrant toujours de ses genoux, a terminé le voyage en bus...

Après une semaine de festival, Elliott et Emilien ont reprit les vélos en direction de Paris. L'occasion, pour finir, de faire une journée record à plus de 210km !


Malheureusement la petite fête que nous avions prévu a du être annulé pour cause (encore et toujours) de Covid... C'est donc sur ce sentiment d'amertume que nous avons clos l'aventure ensemble. Après une dernière soirée tous les quatre, nous nous sommes séparés le 23 juillet.



Durant l'été, nous avons tous prit le temps prendre un peu de recul par rapport à cette année un peu folle. Et nous avons avancé sur nos projets perso :


Senghor, entre des festivals, un périple mi surf-mi vélo sur la côte atlantique et une session de vendanges, a bien avancé cet été sur son projet de livre, qui devrait voir le jour l'année prochaine.

Des photos capturées et des textes retraçant des moments marquants du voyage, des anecdotes, des moments hors du commun mais aussi les réflexions et les évolutions qu'il a pu connaître tout au long de ce long voyage dans un monde nouveau.


De son côté Emilien est retourné dans son ancien lycée pour parler de son expérience du voyage aux nouveaux étudiants de classe préparatoire.



Un projet de court-métrage est aussi prévu pour l'année prochaine, chapoté par le grand réalisateur Rannou !


Enfin, Elliot a prit un peu de temps pour se reposer et faire de la rééducation.



Comme vous le savez peut-être, cette année a été possible grâce (entre autres choses) à notre école d’ingénieur. En effet, nous avons fait une année de césure entre notre 2ème et 3ème année (équivalent aux Master 1 et Master 2). Il est donc temps de retourner à l’école pour obtenir notre diplôme !


Nous ne somme que trois à revenir à Grenoble car Senghor s’en est allé à Barcelone pour un dernier semestre en Erasmus.

Elliot et Elliott ont fait le choix de prolonger leur vie commune puisqu’ils s’installent (de nouveau) en colocation. Emilien, lui, ne sera pas bien loin, dans une autre colocation.


Le retour à la « vie d’avant », redouté par certains, est arrivé. Il est temps de ranger les vélos et les sacoches et de ressortir les cahiers et les stylos...



Et maintenant, comme tout projet qui se respecte, il est temps d’en faire le bilan (carbone en particulier). C’est un sujet qui nous tient très à cœur, donc restez jusqu’au bout s’il vous plaît ☺️


En général, le bilan carbone d’un individu se répartit en 4 catégories : logement, alimentation, consommation de biens et de services et enfin, transport.

Seulement cette dernière catégorie nous intéresse dans notre cas, car c'est elle la plus significative et pertinente dans notre projet.




Nous avons individuellement fait (en ordre de grandeur) :


- 8000 km de vélo (mécanique) : 0g d’émission directe de CO2 (en négligeant donc la fabrication des vélos ; 3 vélos sur 4 étaient issus de seconde main)


- 11 500 km de bus : 0,4 tonne de CO2 (sources plus bas)


- 300 km de train (en Iran) : 0,1 tonne de CO2.


L’Iran produit son électricité à plus de 92% à partir d’énergie fossile et rend ce mode de transport polluant. En France, où plus de 90% de l’électricité est produite à partir de sources peu carbonées (nucléaire à 70% et renouvelable à 20%), cela aurait mené à 0,006 tonne de CO2.


Total : 0,5 tonne de CO2 émis sur 10 mois (pour les transports uniquement).


Un.e français.e moyen.ne émet environ 2,4 tonnes de CO2 sur 10 mois (majoritairement dû à la voiture). Nous avons émis 5 fois moins qu’un.e français.e moyen.ne.


Mais, lors de voyage type “tour du monde” d’un an, un voyageur moyen prend 14 fois l’avion pour une moyenne de 16 tonnes de CO2 émis. Sur 10 mois, cela équivaut à prendre 12,6 fois l’avion pour une moyenne de 13,3 tonnes de CO2 émis.


Dans ce cas, notre bilan carbone est plus de 26 fois inférieur à celui d’un.e voyageur.se moyen.ne.



Un mot tout de même sur les autres catégories:


- Logement : nous avons principalement dormi en camping sauvage et occasionnellement chez l’habitant. Seules les nuits en auberge ou dans des locations (10% des nuits environ) devraient compter dans notre bilan individuel (du fait de la présence de chauffage). En effet, le chauffage est le poste d’émission de C02 le plus important dans les habitations. Notre bilan carbone devrait donc nécessairement être inférieur à celui d’un.e français.e moyen.ne dans cette catégorie. Il est cependant très difficile d’en estimer la valeur précise.


- Alimentation : notre régime, principalement végétarien, n’a pas beaucoup changé par rapport à notre « vie d’avant ». Nous mangeons en plus grande quantité du fait des dépenses énergétiques liées au vélo. Notre consommation d’alcool a été diminuée (peu compatible avec le vélo !). Au global, notre bilan carbone devrait être inférieur à celui d’un.e français.e moyen.ne dans cette catégorie également.


Nous avons été par contre dans l'incapacité de trier nos déchets, du fait de nos contraintes liées au vélo ou du pays dans lequel nous nous trouvions (le recyclage est souvent bien moins développé qu'en France)


- Consommation de biens et de services : nous avons beaucoup investi dans le matériel avant le projet mais très peu durant le voyage (sauf dans les chemises colorées dans toutes les friperies d’Europe, mais toutes issues de seconde main !). Il est difficile d’estimer notre bilan carbone dans cette catégorie.




Conclusion :


Alors nous le répétons une dernière fois : nous ne dénigrons pas l’usage de l’avion (notre situation sociale privilégiée nous amènera certainement à le prendre à l’avenir), mais nous souhaitons simplement montrer que des alternatives au tourisme de masse sont possibles. Il est temps de réinventer un imaginaire collectif soutenable.


Maintenant, voilà quelques autres statistiques plus marrantes :


- 1 : nombre de crevaison de Rannou

- 4 : nombre de chemise achetées par Richard

- 5 : nombre de repas de pâtes mangés d’affilée

- 6 : nombre de soirées d’affilée à Tbilissi

- 10: nombre d’heure de sommeil moyen de Senghor

- 11: nombre d’heure de sommeil moyen de Rannou

- 20 : prix de l’essence en Iran (en centimes, évidemment)

- 21 : nombre de pays traversés

- 28 : nombre de résolutions prises par Emilien (aucune tenues jusqu’à présent)

- 60 : nombre de glaces mangées par Richard et Emilien en Italie

- 70 : nombre d’heure maximum de bus d’affilée (entre Tbilissi et Budapest)

- 211 : nombre de kilomètres maximum réalisé en une journée

- 300 : nombre de jours de voyage

- 22 000 : nombre de kilomètres total

- 2 500 000 : nombre de tour de pédale estimé


Merci encore ! 🥰


Elliot, Senghor, Elliott et Émilien





Sources :



* Train : 0.02 kg de CO2/(km.passager) (en France), estimé à 0.3kg de CO2/(km.passager) en Iran


* Bus : 0.034 kg de CO2/(km.passager)


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