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  • Emilien Chevalier

Journal de bord - Semaine 4 : "Libera" - Elliot Richard

Dernière mise à jour : 7 déc. 2021

Chiari --> Sirmione (grand lac) : 70 km de vélo


On débute la semaine avec un réveil autour de 7h, on commence doucement à s'y habituer mais la sortie de lit reste une épreuve.

Après un petit dej copieux, on s'empresse de rejoindre la piste cyclable "Aida" reliant Brescia à Venise. On s'arrêta à Brescia le midi pour pique niquer dans un parc. Au menu un repas léger et rapide composé de 2 pizzas en entrée (4€ ça ne se refuse pas) avec un couscous relevé au coulis de tomate accompagné de courgettes sautées a l'ail (pour rassurer nos grands mères qui nous lisent).

Vous l'aurez deviné, on est resté cloué 2 bonnes heures le temps de digérer.

C'est donc le ventre plein et la tête vide que nous repartîmes en direction des grands lacs au nord de l'Italie. Quel plaisir de retrouver des pistes cyclables et de la nature un peu plus sauvage après ces 4 jours de départementales !

Sur le chemin, on tenta au bluff de se faire héberger dans une maison de milliardaire (le propriétaire est venu à la porte d'entrée en golfette, c'est vous dire l'étendue du terrain).

Après cet échec cuisant, on se dirigea vers le lac, à la recherche d'un endroit tranquille, discret et avec une vue pour pouvoir y planter nos tentes. Comme le soleil se couchait, nos exigences ont peu à peu diminué et nous avons terminé dans un parc pour chiens (rassurez-vous, ils dormaient tous à cette heure la). Au dîner pâtes au pesto et parmesan, ça ne sera que la 6e fois de la semaine après tout.


Jour de pause à Sirmione :

Avec une moyenne de 70km/jour depuis le départ de Gènes, c'est avec la conscience tranquille qu'on s'accorda un jour de pause à Sirmione. Emilien ne pouvant pas se passer de sport plus de 24h, il est parti courir au bord du lac le matin. Grand prince, il en profita pour dévaliser le marché et la boulangerie ; étrangement, moins on fait de sport la journée, plus on mange le midi. A la suite du festin, lecture, promenade, baignade et bronzette.

Comme il s'était endormi tardivement (après 19h) la veille, Rannou pu rattraper son sommeil avec une bonne sieste de 3h. Avec Emilien, on profita de la visite de la ville pour s'acheter 2 énormes glaces. L'instant glace que je m'efforce à respecter journalièrement est décidément le meilleur moment de l'après-midi. Pas d'autres fait marquants ce lundi mis à part une femme étrange d'une cinquantaine d'années et aux allures de sorcières qui insistait de façon très suspecte pour que Rannou mange les fruits qu'elle avait dans la main. Il finira par en goûter un, affaire à suivre...


Sirmione --> Suave (85km)



Le jour se lève. Rannou est encore vivant. Heureux de cette nouvelle, il parti à la boulangerie nous chercher des foccacia. Les petits dejs deviennent de plus en plus copieux, et personne ne s'en plaint.


On roule cette fois en direction de Vicenze. Une fois arrivé, après une cinquantaine de km dans la matinée, on parti acheter des foccacia (de très grande qualité) dans le centre-ville. Après manger, on décida d'aller visiter la ville. Rannou reste à l'affût et garde nos vélos en faisant une bonne grosse sieste à côté. On termine cette ballade sur une petite glace des familles. Ce sera parfum yaourt aux fruits de bois pour ma part, je recommande. On pensait dormir dans un camping, mais c'est au final chez un gentil couple qu'on posera nos tentes dans le jardin et nos affaires au chaud dans la cave. Apres 5 nuits de camping sauvage, le plaisir d'une bonne douche chaude est difficile à retranscrire par écrit. Pour ne pas trop se dépayser non plus, le repas fut composé d'1kg de pâtes pour 4, pile assez pour nous sustenter avant une bonne nuit de sommeil.

Suave --> Padova (85km)

Après un grand nombre de tentatives, on obtenu miraculeusement une réponse positive pour nous héberger le soir. C'était presque nécessaire si on souhaitait prendre un jour de pause le temps de visiter Venise sans débourser une fortune dans un airbnb.

Rien à signaler dans la journée, la pause midi dura uniquement 45 min car l'on s'était donné rdv assez tôt avec nos hôtes du soir et on avait 85 km a faire dans la journée. On s'arrêta seulement l'après-midi pour déguster une glace.

Emilien, toujours aussi raisonnable, opta pour la coupe la plus chère composée de bien trop de choses.

Pas le temps pour digérer, il nous reste une quarantaine de kilomètres et moins de 2h pour les faire. On passe donc en mode Super Saiyan (pardon aux grands-parents qui nous lisent pour la référence de djeuns) et on bombarde jusqu'à Padoue (Padova en italien).


On arriva donc vers 17h30 chez nos hôtes trouvés sur warmshower. C'était un jeune couple (34 et 36 ans) ; Anna et Matteo accompagné de leur fille de 5 mois Libera (libre en français) c'est joli non? Le courant passe instantanément, à peine le pas de la porte franchis qu'on se sent comme à la maison ! On a beau avoir une quinzaine années d'écart, on pourrait facilement les imaginer comme des copains de tous les jours.

Anna a fait ses études en philosophie et travaille actuellement en tant qu'éducatrice spécialisée dans un lycée. Matteo a lui passé un doctorat en mathématiques et fait maintenant de la programmation depuis son domicile. Pour les remercier de leur accueil chaleureux, on cuisine un bon curry de légumes pour tout le monde (sauf pour Libera qui n'a pas de dents, dommage pour elle). Repus et fatigués de la journée, on ne fit pas long feu, et on s'écroula aux alentours de 23h.

Jour de pause : Venise

Aujourd'hui c'est Venise ! En se disant que notre horloge interne nous réveillera forcément entre 8 et 9h, on décida la veille de ne pas mettre de réveil. C'est donc avec une grande surprise qu'aucun d'entre nous ne donna un signe de vie avant 10h30. Sans stress, on prit le train pour aller à Venise autour de 12h30. A part Rannou qui y était passé plus jeune avec sa mère, nous n'avions jamais mis les pieds à Venise. C'était un objectif phare pour nous depuis le début du voyage, et personne n'a été déçu !



Une ville magique, unique, et dont le vin local n'est pas à piquer des hannetons. Ivre (du paysage bien entendu), et après une superbe pizza, on décida de faire une sorte de concours où chacun devait se rendre à la place San Marco (la plus grande de Venise) le plus vite possible et sans l'aide de son téléphone. Ainsi Emilien perdit avec un bon retard d'une vingtaine de minutes sur Senghor, arrivé en tête. Pour se changer les idées et lui faire oublier cette amère défaite, on se dirigea vers... le glacier ! Pour une fois, les glaces étaient mauvaises, je n'irai donc pas plus loin dans la description.

Une fois revenu à Padova, un superbe tagine de légumes concocté par Anna nous attendait ! On repasse une belle soirée tous ensemble à discuter de tout et de rien, mais surtout de tout.

Padova --> Casoni della fogolana (50km)

Séparation particulièrement émouvante avec nos hôtes. L'impression qu'un lien fort s'était créé en si peu de temps ! Un moment triste pour tout le monde, mais on repart en se disant qu'on les reverrait au moins une autre fois dans notre vie, à Padova, en France, ou ailleurs. On visite le centre-ville (cette fois-ci en vélo), où se trouve la mythique basilique Saint-Antoine de Padoue.

Comme souvent, notre présence attise la curiosité de plusieurs anciens (Ciao à Renato, si jamais tu lis ce blog un jour) qui nous font bien rigoler. On déjeune sans se presser près d'un canal. Quelques bornes plus tard, nous voila déjà en fin d'après-midi et il faut trouver un lieu pour camper. C'est donc une très grosse journée pour Pekin Sans Stress qui se solde avec un compteur ayant â peine dépassé la barre des 50km. On posera nos tentes dans un super spot, à côté de maisons atypiques, mais typiquement Vénitiennes. Elles ont un grand toit pour de tout-petits mur, comme les maisons des schtroumpfs.


Maison shtroumfs --> Treporti (50km)

Réveil sur les coups de 7h dans un brouillard très dense. Reposant sur notre constante chance, on se dit qu'il se dissipera avant d'arriver sur les îles... L'histoire nous donnera raison. Le programme du jour est d'emprunter une succession de bateaux partant de Chioggia, pour traverser la mer en passant d'îles en îles, en longeant la lagune de Venise. Pour se rendre jusqu'aux premiers bateaux, on emprunta une langue de terre pendant plusieurs kilomètres qui nous en laisse plein les yeux. On rata 2 bateaux sur 3 à quelques secondes près, ce qui nous laissa le temps de se prélasser au soleil. Comme prévu, le brouillard et le froid s'étaient transformés en un ciel dégagé avec un soleil plein. On en profita pour faire sécher nos tentes qui commençaient a avoir une odeur peu plaisante. On termine ce périple à Treporti où l'on fera du camping pas très sauvage puisque c'est dans le jardin d'Antonio, un homme fort sympathique rencontré en passant.

Comme tous les samedis soirs, c'est le soir de la bringue chez Pekin Sans Stress. On veilla donc jusqu'à 21h avant d'aller au lit. Plus de bateau avant un moment, mais on va continuer à voir la mer les prochains jours sur la route jusqu'à Trieste (dernière grosse ville avant de quitter l'Italie).


Et voila, c'est déjà la fin... Il ne vous reste plus qu'à attendre trois longues semaines avant de me retrouver à la plume. Courage.


Elliot (Richard)







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