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  • Emilien Chevalier

Journal de bord - Semaine 2 : "Ciao Italia" - Emilien

Dernière mise à jour : 26 oct. 2021

C’est bon, on est rodés maintenant ! Tentes, matelas, réchaud, on connait la musique. Dans nos têtes, les inquiétudes du début de voyage laissent la place à la beauté de notre pays, que l’on ne devrait par revoir avant l’été prochain. On réalise petit à petit l’envergure de cette aventure… et ce n’est que le début.

On reprend donc où l’on s’était arrêté la semaine dernière…



3/10 : Gréoux les Bains - Draguignan :

Départ 10h pour une grosse étape : on devait rattraper le retard de la veille (on est pas particulièrement pressés mais on doit quand même rouler pour éviter d’avoir trop froid pendant les prochaines semaines). Donc 80km et plus de 700m de dénivelé de prévu… c’est notre plus grosse étape jusqu’à présent! C’est sans compter le vent qui s’était levé la veille et qui annonçait de gros orages. Donc on part déterminés dans les belles pentes du Verdon.


On commence par 12km d’ascension avant de se retrouver sur une plaine avec un vent à plus de 30km/h… de face évidemment. En plus, je traine une crevaison lente depuis quelques jours donc je me retrouve épuisé à midi, alors qu’on a même pas fait la moitié de l’étape. On mange dans un petit village triste, où tout est fermé. Ambiance. Je change de chambre à air, le vent se calme et on fait quelques belles descentes. On arrive au début de la nuit à Draguignan devant un camping… fermé ! Ça a comme une odeur de journée pourrie ça. 30min plus tard, on nous ouvre enfin. Mais maintenant, on doit s’abriter car la pluie arrive. On nous laisse accéder à un auvent de bungalow où on rencontre Pascal, un ancien professeur de Polytech Grenoble qui connait certains de nos amis. Le monde est petit ! La pluie ne s’arrête pas, on a toujours pas monté nos tentes et il s’avère que le bungalow est ouvert… C’est trop tentant donc on y dort. Après une grasse matinée, on voit que la pluie ne s’arrête pas, le Var est en vigilance orange pour inondations. On fait donc un jour de pause.



4/10 : Pause obligée à Draguignan


On s’arrange avec les gérants du camping et ils nous laissent dormir une nuit de plus (merci encore !). On appelle nos proches pour les rassurer concernant l’orage, on appelle des maisons de retraite à Cannes et Nice et on fait un point sur le trajet. Ça nous laisse aussi un peu de temps pour faire des trucs plus personnels : Richard continue doucement son rapport de stage ; Rannou fait des siestes ; Senghor lit et je commence le montage de la première vidéo. On profite des plaques de cuissons pour se faire un bon repas et préparer des Tupperwares. On se couche à 21h car demain, c’est réveil 6h !

5/10 : Draguignan - Cannes

Le réveil fait mal mais ça vaut le coup : on a notre premier lever de soleil à vélo. On roule bien et on fait pas trop de pauses donc on arrive à 15h à la maison de retraite Bleu d’Azur à Cannes. On fait une intervention aux résidents pour leur expliquer notre projet et la raison de notre ven

ue : on est ambassadeurs de l’association « 1 lettre 1 sourire » qui a pour objectif de relier les générations à travers l’écriture de lettres. Des jeunes les écrivent, l’association les sélectionnent, les distribuent et les personnes âgées les lisent. C’est une bonne manière de rencontrer des gens sur notre voyage et nous sommes fiers de porter des messages de réconfort. Mais la réalité reste difficile à admettre et notre première intervention est un choc : beaucoup de résidents que nous rencontrons n’ont plus de bonne mémoire et les discussions sont parfois difficiles à tenir. Mais avec un peu de temps, on s’y accommode et quelques beaux moments de tendresse et d’émotions en ressortent. C’est une expérience très enrichissante et nous prenons rendez-vous deux jours plus tard, à Nice, pour faire de même.

L’équipe se sépare à ce moment là : Senghor rejoint sa c


opine à Nice en prenant le train (quel tricheur!) tandis que nous restons à Cannes pour la nuit. On rejoindra Senghor le lendemain.


6/10 : Cannes - Nice

On se permet une nouvelle grasse matinée pour compenser la grosse journée de la veille. On discute écologie, politique et écologie politique tous les trois. On en oublie de visiter Cannes… Tant pis, c’est pas trop le type de ville qui nous correspond ! On monte sur nos vélos à 16h (on a discuté vraiment longtemps…) et là, c’est la tuile. Richard est à plat alors qu’il vient de changer sa chambre à air. Evidemment, on en a en réserve…mais à Nice, dans les affaires de Senghor ! Nous voilà parti à la recherche d’une chambre à air à Cannes. Sauf qu’il n’y a que des vélos électriques maintenant, avec des gros pneus. Donc le type de chambre à air qu’on utilise est introuvable. On creuse alors la jante du vélo d’Elliot (Richard, il faut suivre !) pour y mettre la chambre à air que j’ai retiré de mon vélo trois jours avant (on jette rien !). On creuse parce que les valves ne correspondent pas : ce serait trop simple évidemment ! (On met une Dunlop à la place d’une Presta pour les connaisseur.ses). Stop les détails techniques : ça fonctionne à peu près, on arrive à Nice. Bière pour fêter ça.




7/10 : Pause à Nice

On est hébergé chez Hugo (et ses collocs), un ami d’enfance d’Elliot (Richard, cette fois vous l’aviez). On fait une journée de pause (oui c’est sans stress on a dit). Comme le sport me manquait un peu, je vais courir au réveil (Senghor devait venir mais il aime beaucoup trop dormir). Première visite de Nice pour moi : c’est vraiment très beau ! On profite (encore) d’avoir des plaques de cuisson pour faire un bon brunch ensemble. On fait le tri dans nos sacoches : tout ce qui n’a pas servi depuis le début du voyage est mit de côté (sauf trousse à pharmacie, évidement !). On gagne 4 kilos, c’est pas incroyable mais c’est déjà ça. Senghor et Elliott (Rannou, attention c’est l’autre cette fois!) partent se baigner.

On part ensuite à l’EHPAD Sorgentino de Nice pour y faire une intervention. On est très bien accueillis et on est un peu plus à l’aise que la fois précédente. On apprend. On fait quelques achats personnels (on vous laisse l’histoire de la liseuse de Richard pour plus tard…) et on prépare un bon repas pour nos hôtes. On passe une super soirée ensemble, ça nous rappelle notre ancienne vie grenobloise. Un peu de nostalgie et au lit !










8/10 : Nice - Vintimille


C’est notre dernier jour en France donc on ne change pas nos bonnes habitudes : on met 3h à partir ! Cette fois-ci, c’est parce que Elliot (Richard, toujours lui) a commandé un vaccin (un rappel pour l’encéphalite à tique),

dans une pharmacie niçoise et que celle-ci a décidé de ne pas ouvrir ce jour… On appelle alors à Menton pour ce même vaccin. On passe ensuite imprimer quelques stickers aux couleurs d’1 lettre 1 sourire et on quitte Nice vers 12h. On découvre alors les belles pentes de l’arrière pays niçois : c’est beau mais ça se mérite ! Plus de 600m de dénivelé d’un coup, ça réveille. On rencontre alors trois jeunes et beaux garçons qui semblent aller dans la même direction que nous ! Ils veulent atteindre la Croatie (petits joueurs !) d’ici fin octobre. On échange nos numéros pour se revoir plus tard. Après une magnifique après midi ensoleillée sur les routes surplombant Monaco, on arrive à Menton.


On fait quelques courses et Elliot (c’est bon cette fois j’ai plus besoin de préciser) récupère son vaccin. Au moment de traverser la frontière italienne, on retrouve Hugo, Matthieu et Mathias (les trois mousquetaires de l’après-midi).

Belle coïncidence, on finit ensemble jusqu’à Vintimille. On trouve un camping et on part ensemble manger notre première pizza italienne ! Que d’émotions ! On se fait même offrir un petit verre de limoncello par le gérant du restaurant, Emiliano (ça aussi, c’est une belle coïncidence!)



9/10 : Vintimille - Albenga


On partage un thé avec les copains qui partent à la gare, direction Turin. Ils sont un peu plus pressés que nous et ont un peu peur des Alpes (des Apennins en réalité). Je casse ma béquille au moment de partir… On part encore à 12h. Après c’est des kilomètres de piste cyclable au bord de l’eau et un joli soleil… parfait ! On s’arrête manger au bord de l’eau mais pas de baignade pour cette fois, on est en retard. La route devient moins bonne, le vent se lève et Elliot commence à souffrit d’une douleur à la cuisse. On s’arrête donc dans une petite ville après Imperia. On demande des conseils aux habitants de la région pour trouver de l’eau et un coin pour camper.

On rencontre alors Emanuel, un italo-allemand qui campe à quelques kilomètres ! On échange nos numéros et on se retrouve pour manger et dormir. On discute de voyage et de nos études. Emanuel est fascinant : il fait des études de médecine et parle très bien 5 langues, dont le français.



Le voyage en est là au moment où je rédige cet article.

On a fait beaucoup de belles rencontres ces derniers jours et on salue celles et ceux que l’on a pas pu citer.

On a beaucoup de chance de pouvoir faire ce voyage et on a beaucoup de chance durant notre voyage.

On a beaucoup travaillé pour en arriver là et pour l’instant, ça ne pourrait pas mieux se passer ! Pourvu que ça dure.


Merci à celles et ceux qui auront lu !

A suivre…

Emilien

PS : Merci beaucoup pour vos retours sur le premier article ! C’est une manière pour nous de partager notre aventure et d’en garder une trace. En plus, on tient des carnets de voyage pour nos expériences plus personnelles (sauf Rannou, il n’a pas de stylo…). On prépare aussi des vidéos avec les beaux paysages que l’on voit chaque jour et quelques histoires de voyage . La première devrait bientôt paraitre.

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