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  • Emilien Chevalier

Journal de bord - Semaine 10 : « Fin du début… ou début de la fin ! » - Emilien

Dernière mise à jour : 7 déc. 2021


10 semaines après notre départ, nous voilà à Athènes ! C’est la fin d’une étape et donc le début d’une nouvelle !

Mais comme chaque semaine, on se doit de vous expliquer ce que l’on a vécu. Reprenons.

Dimanche 28 novembre : Igoumenitsa - Pas beaucoup plus loin


On quitte notre location sereins après une journée de pause récupératrice. On prend le temps de s’organiser et le plan paraît plutôt simple : on fait 4 jours de vélo jusqu’à Patras avant de faire une pause et dire au revoir à Elliot qui part pour faire refaire son passeport à Athènes. On détaille un peu les objectifs jour par jour, pour ne pas se faire surprendre par le dénivelé (habitude que l’on a doucement perdu au fil des semaines…).

Bon, il est prévu de pleuvoir un peu mais on croit toujours en notre bonne étoile. Au moment de quitter la ville, on est tous secs. Mais voilà, il fallait bien que ça arrive un jour : on prend une belle averse sur la tête. On se met sous un abri-bus le temps que ça passe… 5,10, puis 20 minutes. Ça ne passe pas donc on mange en attendant. Avec 15km au compteur à 13h, notre objectif de 70km dans la journée s’éloigne.

Malgré une flemme générale, on décide de remonter sur les vélos. On a pas eu trop l’occasion de se faire violence jusqu’à présent donc c’est le moment de nous prouver qu’on en est capable ! Mais quelques centaines de mètres plus tard, la pluie tombe plus fort et inonde une bonne partie de la route. On tente de se diriger tant bien que mal mais nos appareils électroniques, aussi étanches soit-ils, n’apprécient pas cette grosse pluie. Donc on s’arrête de nouveau, dans un bâtiment abandonné, à côté d’une station service. Clairement pas idéal comme endroit mais on compte bien repartir ! On attend donc que cela se calme… 10, 20, 30 minutes. Toujours pas d’amélioration. Il est 15h, le soleil se couche dans 2h (on a changé de fuseau horaire en Grèce, on est à GMT+2 désormais).


La flemme générale l’emporte cette fois ci donc on sort les matelas et les duvets… On regarde quelques films et séries en attendant que le temps passe. Évidemment, avec 9 semaines d’expérience, on a oublié de faire des courses la veille ! Donc on mange un reste de riz et on achète quelques cookies à la station service d’à côté. Très équilibré.


On ne rencontre personne et on ne voit aucun paysage, si ce n’est les phares des voitures qui nous réveillent de temps en temps.

Voilà donc une belle journée de m****. Ça arrive aussi en voyageant, on vous rassure.


Ironie du sort : malgré seulement 15 kilomètres accomplis, on franchît la barre symbolique des 3000km aujourd’hui !

Lundi 29 novembre : Pas beaucoup plus loin - Ancienne école


Même après une longue nuit (un tour de cadran pour Senghor, belle performance!), on se lève fatigués. La pluie et le vent n’ont pas cessé et on a tous plutôt mal dormi. Mais bonne nouvelle : une éclaircie apparait ! On range vite nos matelas et on saute sur nos vélos. Une seule règle désormais : on ne s’arrête pas tant qu’il ne pleut pas des cordes. On veut rattraper notre retard de la veille donc on va mettre notre fatigue de côté pour aujourd’hui.


On découvre peu à peu les conséquences des averses de la veille : les champs sont inondés et beaucoup de branches sont cassées. Certaines routes sont mêmes fermées. Les kilomètres s’enchainent mais on ne peut pas éviter les gouttes. La pluie sur le vélo, c’est un peu comme les blagues d’un.e pote un peu lourd.e : au début c’est rigolo, mais au bout de 2 heures non-stop, c’est difficile de sourire (surtout quand les jours s’enchainent).





Comme on n’a pas vécu beaucoup d’épisodes de pluie, on n’a pas beaucoup d’expérience sur le sujet. Donc on finit toujours avec les pieds mouillés. Evidemment, on a expérimenté les sacs poubelles mais en plus de donner un look abominable, ils se percent souvent en quelques kilomètres. Pire, ils se prennent dans les plateaux ou s’enroulent autour des pédales.






Après presque trois heures et 50km, on s’octroie une petite pause repas avant de repartir pour le dessert : une belle bosse avec 500m de dénivelé. A ce sujet, on commence à avoir de la bouteille par contre. Donc on avale ça sans trop forcer. Quel plaisir !




On a aussi appris de nos erreurs concernant l’itinéraire, donc on a importé notre tracé sur le GPS. Mais détail important : le GPS ne sait pas que l’on voyage avec notre vie dans nos sacoches donc il nous fait passer par des chemins de VTT. Inutile de rappeler qu’il pleut depuis 4 jours donc que les chemins sont boueux… Encore une belle partie de plaisir. On finit par sortir de la région montagneuse mais les gourdes sont vides et les jambes sont lourdes (à peu près autant que les paupières). On résout le premier problème en s’arrêtant dans un cimetière mais on ne peut rien faire contre le deuxième. Tous contents d’arriver enfin sur un plateau, ça devient vraiment compliqué quand le vent se lève. C’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres donc on s’arrête.


On trouve un petit village où on tente de se faire héberger (de grosses averses sont prévues pour la nuit). Comme ce n’est pas vraiment notre journée, on nous recale de nombreuses fois. Mais comme un oasis dans le désert, on tombe sur une gentille dame qui nous offre un jus et demande à son mari de nous ouvrir l’école. On ne comprend pas grand chose mais elle doit y travailler, enfin on espère… On cherche pas trop à comprendre et on se met à l’abri. Ouf.


Après notre 359ème repas de pâtes, on prend une grande décision : on achète des sur-chaussures.

Blague à part, de vraies grandes décisions vont se poser à nous dans les semaines à venir aux vues de l’évolution du variant Omicron et des fermetures des frontières.

Mardi 30 novembre : Ancienne école - champs d’oranger

Heureusement que l’on a dormi à l’abri parce que c’était le déluge dehors. Avec énormément de vent et de pluie, l’eau s’est infiltrée dans les huisseries de l’école. Autre conséquence : on n’a plus d’électricité. Dommage, on comptait un peu la dessus pour recharger nos batteries. Mais, en voulant anticiper le retour de l’électricité, je décide intelligemment de fermer la porte de notre « dortoir » afin de ne pas être réveillé par la lumière.


Grave erreur, c’est une porte avec une unique poignée. On se réveille donc enfermés dans une petite pièce sombre d’une ancienne école, au milieu d’un village grec. On a connu plus rassurant comme situation. Mais en tant que fins intellectuels (on devrait devenir ingénieurs si tout se passe bien), on adopte une stratégie très poussée : on défonce la porte. Évidemment, ça fait des dégâts et on est confus. On propose à nos gentils hôtes de repayer la porte, ils refusent.




On quitte le petit village et l’heure terrible de la séparation arrive. On fait deux équipes : Elliot, seul et rapide et nous autres, sans stress. Elliot veut prendre un bus dans la journée pour se rendre à Athènes, afin de faire les démarches pour obtenir son passeport. Il a prit un rendez-vous le 3 décembre.

Le paysage est très beau mais étonnamment, on a l’impression d’être revenu dans le sud de la France. Les champs inondés donnent un air de Camargue. On suit de nombreux chemins en terre. C’est rigolo mais ça secoue pas mal.

On se perd quelques fois, les petits chemins sont plus difficiles à suivre que les départementales.


Puis on demande si on peut poser nos matelas dans un petit village. Et comme la veille, on semble ne pas se comprendre avec les habitants. Ils ne nous disent pas clairement non, mais semblent embarrassés. Après une dizaine de tentatives, on finit par abandonner et poser nos tentes dans un champ d’oranger.


Un peu frustrés par cet échec, on va essayer de comprendre pourquoi les grecs que l’on a rencontré semblent si hostiles.

Mercredi 1 décembre : Champ d’oranger - Terrain de foot


Réveil : 2 degrés. C’est pas très marrant pour sortir de la tente et encore moins pour faire la vaisselle. Donc on ne fait pas la vaisselle. Nos tentes et notre tarp sont humides. Ça fait peu de bonnes nouvelles le matin. On roule en direction d’Amphilochia (où Elliot a prit son bus la veille) lorsque le soleil nous fait le plaisir de se lever. On passe à 10 degrés.

C’est trop beau pour rater l’occasion donc on s’arrête boire un café. On rencontre Panayotis, un cuisinier grec ayant travaillé pour de grands chefs français et anglais. Il nous explique sa situation et nous éclaire sur celles des grecs de la région : ils sont plutôt réticents à accueillir des touristes car craignent la présence d’albanais.


Ce sont des rancunes datant de la guerre entre les deux pays et entretenus par l’émigration de nombreux albanais en Grèce.

Panayotis nous parle de typiques plats grecs et semble aimer recevoir du public chez lui… c’est trop tentant de lui demander mais ce ne serait pas raisonnable, on a de la route a faire. On quitte donc Amphilochia après 1h30 de pause. 11h, 10km au compteur : ça commence fort.



On rencontre ensuite Monica, Damien et Sepp, 3 voyageurs à vélo. On va dans la même direction donc on roule ensemble ! Monica et Damien voyagent en couple depuis quelques années (leur site internet : https://larouecool.blogspot.com/) et ont rencontré Sepp il y a quelques jours. Ils vont en direction de Patras pour visiter le Péloponnèse. Sepp lui, va retrouver Tina sa copine à Patras, où ils doivent tous les deux faire une mission de volontariat (WorkAway). On discute de nos aventures avec eux toute la journée et on prolonge la discussion autour du feu le soir. Entre temps, on traverse de grandes flaques d’eau boueuses. Si grandes qu’on enlève nos chaussures et qu’on les traverse les pieds dans l’eau (pour les plus intelligents, je ne citerai pas de nom…). On campe sur un terrain de foot : c’est plat, l’herbe n’est pas haute. Exactement ce qu’il nous faut.

Cela fait chaud au cœur de rencontrer de nouveau des voyageurs, après une dizaine de jours où l’on a roulé seuls.

Fun fact : Sepp a la même doudoune jaune que nous. La tentation est trop grande donc on taquine Richard en affirmant que l’équipe est de nouveau au complet…

Jeudi 2 décembre : Terrain de foot - Patras


On quitte notre petit stade de foot en direction de Patras. Le feeling est bon entre nous 6 donc on envisage de louer un appartement ensemble. Mais la ville est à plus de 80km donc on ne doit pas perdre de temps. C’est le retour de la formation en peloton avec Damien qui donne le rythme. Après un voyage d’un an en Amérique du Sud en 2016, il a assez d’expérience et de force pour rester devant toute la matinée. Pause pic-nic express après 45km puis on repart.


Chacun a son rythme mais on avance bien tous ensemble. Le paysage est superbe. L’arrivée à Patras est très attendu puisque cela fait maintenant 5 jours que l’on couche dehors (et que l’on ne se douche pas…). On envahit la location avec nos 7 vélos (Tina la copine de Sepp nous rejoint) et de nos 35 sacoches.



Comme nous avons rencontré des français, l’essentiel de nos discussions ont tourné autour de la nourriture, cela va de soit. Au fil des discussions, l’idée d’une tartiflette apparait. Donc ce soir ce sera tartiflette. On passe une super soirée tous ensemble mais la fatigue nous rattrape très vite. On s’endort tous les trois empilés sur un petit canapé…

Vendredi 3 décembre : Patras - Sortie de Patras

Après une jolie grasse matinée, on quitte l’appartement et le groupe. Chacun va retrouver son chemin après cette petite parenthèse. On commence à s’habituer à ces nouveaux types de rencontres, courtes et intenses. Mais les adieux sont toujours touchants.


La pluie, qui nous suit déjà depuis plusieurs jours, n’est pas décidé à nous quitter. Donc on se réfugie dans un café en attendant que ça passe. On se fait alors nos petits cadeaux de Noël : une nouvelle tente et une nouvelle transmission pour Senghor. La journée est passée en un clin d’œil. Il est 17h, il pleut toujours, on n’a pas de logement pour le soir et on est au milieu de la ville. On se fait un peu violence, on remet les kways et on remonte sur les vélos. On quitte la ville et trouvons abri sous le porche d’un café fermé pour l’hiver. Avec vue sur la mer s’il vous plaît. Bon, on en profite pas vraiment parce qu’il pleut toujours beaucoup. On empile nos sacoches et les roulons dans le tarp, afin de créer une « barrière » contre l’eau qui pourrait ruisseler. Ça marche pas trop mal mais c’est pas pour autant qu’on dort bien. En effet, le tonnerre fait son apparition et excite une meute de chiens à côté de notre camp. Résultat : je dors 2h.

Samedi 4 décembre : Sortie de Patras - Petit château


Le réveil est évidemment difficile mais la pluie s’est arrêtée. On discute beaucoup sur le vélo donc les kilomètres défilent tout seul.



On se retrouve à traverser de grandes flaques d’eau voire même de petites rivières. On s’en amuse beaucoup jusqu’à que Senghor et Rannou aient les pieds mouillés… Ils n’apprennent donc pas vraiment de leurs erreurs ! (Oups j’ai donné leur nom).


On s’arrête à Egio (ou Aigion, les traductions du grec sont toutes différentes) pour boire un café. On rencontre Panayotis (encore !) le gérant qui s’intéresse à notre voyage et nous offre quelques douceurs. On résiste et on les garde pour plus tard.

Après encore 30km, on fait une petite pause repas/baignade. Mais juste avant de rentrer dans l’eau, le gérant du restaurant nous apprend qu’il y a des oursins dans l’eau… on y va quand même ! Heureusement, l’eau est plutôt claire donc on les voit. Il a plu dans la matinée et le soleil revient doucement. Résultat : on mange avec un magnifique arc-en-ciel au-dessus d’une eau claire. Il n’y a personne aux environs, on a encore une fois le sentiment d’être privilégiés. Retour à la réalité au moment de l’addition : le gérant nous arnaque allègrement.




On retrouve Sepp et Tina au moment de repartir. On roule donc avec eux l’après-midi. Mais la digestion couplée avec le manque de sommeil nous rattrape. On a du mal à avancer mais on se fait violence pour se rapprocher le plus possible d’Athènes. En effet, on envisage de faire exploser notre compteur le lendemain en faisant les 120 derniers kilomètres en une journée. Mais 120 kilomètres c’est déjà beaucoup, donc chaque kilomètre en plus aujourd’hui sera un kilomètre de moins le lendemain. On roule donc jusqu’à la nuit.

Bilan de la journée : 89km.


On trouve un minuscule bâtiment en forme de château, au bord de l’eau. Toit de 18m2 environ, c’est exactement la bonne taille pour nous et nos vélos. On prépare des sandwichs pour le lendemain et on se couche tôt.

Dimanche 5 décembre : Petit château - Athènes

On se lève à 6h. Nos duvets et nos sacoches sont recouverts d’eau. Il fallait s’y attendre en dormant à quelques mètres de la mer. Pas de thé ce matin, on avale 2 tartines et une banane pour monter sur les vélos le plus rapidement possible. On part au moment où le soleil se lève. Mais au bout de quelques mètres, Senghor est à plat. Evidemment, c’est Richard qui a les démonte-pneus donc on change de chambre à air avec nos fourchettes… ça marche très bien !


On repart mais j’ai beaucoup de mal à avancer. Mes plaquettes de frein sont HS et restent collées contre le disque. C’est vraiment pas le moment donc je perds patience et commence à déprimer. Entre temps, Rannou et Senghor ne m’ont pas vu m’arrêter donc sont déjà loin devant. Je les préviens que j’arriverai surement le lendemain à Athènes pour faire réparer mon vélo. Je tente le tout pour le tout et retire la plaquette trop usé. Je n’ai jamais fait ça mais garde un peu espoir pour que ça fonctionne… mais ça ne fonctionne pas.

Mais on me dit que la gare n’est pas très loin donc j’envisage maintenant d’y aller en train.


Je me dirige donc là-bas en marchant à côté du vélo.

Mais comme un signe divin, la plaquette se décolle. Il est 12h30, mes gourdes et mes batteries sont pleines et j’ai de quoi manger. Il me reste un peu plus de 100km mais c’est la dernière étape et j’ai pas envie de rater ça. Donc je fais demi-tour, direction Athènes. Mon frein fonctionne à moitié mais c’est pas très grave, je ne compte pas trop freiner cette après-midi.


La route est belle, le ciel dégagé et j’ai envie de me surpasser. Je roule sans m’arrêter à un peu plus de 20 km/h de moyenne. Le calcul est facile à faire : 5h à 20km/h… 100km. Me voilà donc à Athènes à 17h30 avec un magnifique soleil couchant et les décorations de Noël. Le retour à la civilisation est une nouvelle fois un choc mais c’est quand même une grande fierté d’avoir relier Grenoble à Athènes avec quasi exclusivement nos jambes.


Je retrouve Senghor et Rannou une heure plus tard (je les ai dépassé sans les voir) et on débriefe de cette grosse journée autour d’une bière bien méritée. On attend que Richard nous ouvre la porte de la location mais sa soirée de la veille s’est terminée un peu tard donc il est toujours au lit… On le retrouve finalement après 6 longs jours de séparation. On sort tous les 4 manger et se raconter nos semaines respectives.

Elliot a fait les démarches pour renouveler son passeport et devrait le recevoir d’ici 2 à 3 semaines. Il a aussi rencontré beaucoup de gens et a fêté son arrivée à Athènes.


C’est donc la fin de cette première partie du voyage ! 10 semaines intenses en

émotions et en rencontres. On est déjà très fiers de ces 3600km parcourus ensemble et on espère que la suite du voyage sera aussi belle.




Notre unique mission pour les jours à venir est de trouver un bateau en direction de l’Asie du Sud-Est.

Nous n’en avons pas trop parlé dernièrement mais nous avons continué de nous renseigner. Et les nouvelles ne sont pas très bonnes.


Du fait de la recrudescence des cas de Covid avec tous ses variants, les portes-conteneurs ne prennent plus de voyageurs. Nous n’avons pas de piste de remplacement actuellement. De plus, seules les frontières de la Thaïlande et du Cambodge sont actuellement ouvertes. Certaines régions du Vietnam devraient ré-ouvrir bientôt. Mais avec l’évolution du variant Omicron, nous n’avons aucune certitude et cela peut être amené à changer.

Quoi qu’il en soit, nous ferons de notre mieux pour réaliser notre projet initial.


Mais il n’est pas exclu que ce projet ne se réalise jamais. Dans ce cas, nous envisageons de rester entre la Grèce et la Turquie durant les trois prochains mois avant de nous diriger vers l’Iran puis de revenir en passant par l’Asie centrale (Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan). Ce sont des pays que nous connaissons très peu et que nous aimerions découvrir. Il existe notamment une route bien connue Evidemment, il y a de nombreuses contraintes (covid et visas) avec lesquelles il faudra jongler.


Quoi qu’il en soit, nous avons besoin de temps pour organiser la suite du voyage. Nous voulons profiter de ces 3 prochaines semaines pour le faire.


C’est aussi l’occasion pour nous de retrouver un peu d’indépendance après ces 10 semaines de vie commune. On devrait donc se séparer quelques temps, pour continuer de voyager mais à des rythmes différents. Les retrouvailles ne seront que plus belles.

Enfin, on trouve que c’est une bonne opportunité pour se faire oublier durant quelques temps. La publication de stories et d’articles sur le site nous prend beaucoup de temps et d’énergie. Ainsi, nous ne publierons aucunes de nos nouvelles durant les 3 prochaines semaines, jusqu’à début janvier.

On en profite donc pour vous remercier de votre soutien durant ces 10 premières semaines et on vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.

En espérant vous retrouver avec de bonnes nouvelles,


Bisous !

Emilien, Senghor, Elliot et Elliott



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