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  • Emilien Chevalier

Journal de bord - Semaine 1 : "En selle !" - Senghor

Dernière mise à jour : 3 oct. 2021


Ça y est on est partis !

Départ du parc Paul mistral à 10:45 pour un rdv initial à 10h, avec les amis, un peu de famille: un super moment partagé par tout le monde qui reste encore bien présent dans nos têtes.


Certain.es nous accompagnent pour quelques kilomètres pour faire durer un peu plus le plaisir. On se retrouve finalement tous les 4 vers midi.

On continue la route sous un beau soleil, on mange le riz cantonais offert par Milo (le frère d’Elliot) le matin même dans un champ de noyers, et on arrive en fin d’après midi sous une petite pluie au camping à Saint Marcelin, géré par un monsieur très sympathique, Jacques.

On se couche un peu naïvement sur les conditions météo et on est réveillés en sursaut vers 4h du matin par un énorme orage, qui nous prend complètement au dépourvu. Je me demande d’abord si on risque rien car ça cogne vraiment fort et tout près de la tente, puis analyse de l’étanchéité de la tente pour la première nuit passée: c’est ok. Pas trop d’eau dans la tente, les sacoches sont étanches et relativement à l’abri sous un arbre, on sécurise le matériel sensible à l’eau et on se recouche. On décale un peu le lever à cause de la pluie qui nous empêche de sortir de la tente et on se met en route après un café partagé avec un voisin allemand, Christian, reporter dans des zones sensibles (Irak, Syrie…) qui nous donne de précieux conseils pour notre voyage. Il regrette de ne pas avoir notre âge et de se joindre à nous pour le voyage.


La route est magnifique, on change sans arrêt de paysages: entre les noyers, les montagnes, au bord de l’eau, dans des plaines: c’est vraiment magnifique.


On fait une pause déjeuner à coté d’un pont au bord de l’Isère où on se baigne et fait quelques sauts, c’est un très beau dimanche ensoleillé !


Fun fact: en s’arrêtant à un moment pour se regrouper tous les 4, on tombe sur un farfelu avec un appareil de mesure bizarre dans la main. On se demande ce que c’est et il nous répond que c’est un appareil de mesure de la radioactivité, et qu’elle est à son maximum à cause d’un soi-disant accident dans une centrale juste à côté. Ça nous intrigue un peu et on veut en savoir plus, surtout qu’on s’est baignés 1 km plus haut et que j’ai rempli ma gourde (avec filtre) de cette même eau, donc pas très rassuré.

Et il se trouve qu’on s’y connait relativement bien dans ce domaine (surtout Emilien, c’est sa spécialité à l’école). Le farfelu reste mystérieux sur toutes nos questions précises, reste flou sans trop donner de réponses, et un autre monsieur qui passe par là se met aussi à le questionner avec encore plus de précisions.

Phrase d’Emilien: « Ca n'étonne que moi qu’il y ait autant de spécialistes sur le nucléaire à ce carrefour perdu? », début de débat entre les 2, on sort les pop corn et on se régale tous les 4.

On essaye de le questionner sur la prétendue ONG pour laquelle il travaille mais pas moyen d’avoir des informations. On se met finalement en route.

On arrive chez notre ami Sam, copain de la même école qui nous régale avec un super barbecue. On passe une super soirée avec lui et ses amis.



Le lendemain, aller-retour rapide à Valence pour aller chercher les vaccins restants (rage et encéphalites à tiques pour Emilien et moi) (15 km avec un beau vent de face) et on décolle ensuite tous les 4, après quelques appels pour trouver des maisons de retraites et des lycées pour l'association que l'on soutient: "1 Lettre 1 Sourire".

On sous estime la route et on se retrouve à devoir pédaler comme des dingues pour esquiver la nuit, on avait mal calculé notre coup! On passe à côté de pas mal de centrales nucléaires (le Rhône à proximité y est pour beaucoup).

On arrive chez nos hôtes (nos voisines de Grenoble - Elliot et moi- qui habitent près de Montélimar, donc sur notre route ! On est accueillis comme des rois, ce qui fait plaisir après cette après midi intense de vélo! On mange avec leur famille et partageons un très bon moment. On a même une chambre tous les 4 pour cette nuit.





Le lendemain on part après un bon petit déjeuner, on pédale à un bon rythme, petite pause dej dans une ville sur le chemin, on fait un stop à une ferme familiale de légumes ou les produits sont tops et à très bas prix. On hésite sur un éventuel camping sauvage car on trouve un spot sympa, mais on n’avait pas assez d’eau donc on opte pour le camping Manon, à 5 min de là ou nous étions.

Le lendemain, premier jour de repos, on en profite pour faire un premier point sur la communication pour les jours à venir, le matériel, la trésorerie, les sensations… ce qu’on avait pas eu le temps de faire depuis le début car tout est allé très vite et on avait beaucoup à faire !

L’après midi, c’est visite de Orange pour Emilien, Rannou et moi et rapport de stage pour Elliot, qui au final n’avance pas d’un pouce, préférant apprendre tout un tas de choses intéressantes sur Facebook.

On goute à la spécialité: les coques d’Orange, une pâtisserie locale, dans la boutique de Jean Michel, cuisinier passionné à la retraite qui a ouvert une pâtisserie pour s’occuper. Tout est fait maison et on a la chance de pouvoir gouter à pas mal de pâtisseries !

On commence la journée du lendemain assez tôt sur une grosse départementale pas très sympa qui fait un peu peur avec beaucoup de gros camions qui passent très près, et on tombe ensuite sur une route vélo top, et on arrive à l’Isle sur la Sorgue, ou on décide de s’arrêter déjeuner. La ville est super mignonne, on achète des trucs au traiteur et on fait un méga pique nique au parc, en plein soleil. On reçoit des snaps de nos amis en cours, ou en stage et on se dit qu’on est vraiment bien !

On a du mal à reprendre les vélos, mais on repart.

On tombe ensuite sur 2 légendes du cyclisme: Lino et Gérard, qui ont la dégaine qu’on a toujours rêvé d’avoir: les moustaches en bouclette, les pneus autour des épaules, et les vélos de cyclistes aguerris.

Pas d’eau pour eux, pas de vitesse et de plateaux non plus: du rouge, du blanc, et ils tournent la roue dans les montées et dans les descentes. Plus de 35 ans de vélo en compétition, plus de 500 000 km au compteur pour chacun, on est carrément des touristes mais on les fait rigoler et ils nous encouragent pour la suite. Une super rencontre qui nous remotive pour la fin de la journée ! A la suite de stories insta sur eux, on reçoit des réponses de nos amis qui nous disent reconnaitre Lino: c’est le plus grand collectionneur de vélo en France, plus de 100 vélos dans sa collection perso ! Une légende qu’on a eu la chance de croiser par hasard sur une piste cyclable !




On arrive dans un super camping avec un gérant très cool, on rencontre un couple de retraités en vélo venant de Bordeaux que l'on recroisera sur la route par la suite. On repart le matin assez tôt, et on suit une super piste cyclable en direction d’Apt. C’est les premières grosses cotes qu’on fait, elles réveillent pas mal !

On arrive dans un village ou on déplie le réchaud, et la encore grosse pause avec gros repas qui nous rend le départ très difficile. On est encore des amateurs qui se jettent sur un gros repas copieux, mangent tout ce qu’ils trouvent en 2 sec, et forcément après, c’est plus dur de partir.

On arrive finalement chez des amis du père d’Elliot, dans une super maison avec piscine, et une dépendance (dans laquelle on dort). On fait un super repas avec eux très sympathique. Le matin on part assez tôt car on a une grosse journée de prévue devant nous (et on a pas les tentes à replier et ranger, et les sacoches, ce qui nous fait gagner pas mal de temps mine de rien).

On sait qu’on a une journée avec pas mal de dénivelé devant nous, on démarre et c’est très dur mais on arrive tous en haut. Le parc du Lubéron c’est vraiment magnifique, et on a un temps parfait encore une fois, mais par contre vraiment très valloné, on arrête pas d’enchainer montées en souffrance et descentes plaisir.

On arrive au lac de l’Esparron ou l'on mange le midi et ou on se baigne avec Rannou (pour changer). On fait un tour du lac et on se perd, et on arrive finalement à la conclusion qu’on s’est perdus et qu’on va devoir tout remonter ce qu’on avait descendu avant manger. C’est un coup très très dur pour le moral mais on s’accroche et on remonte.

On s’arrête à Gréoux où l'on fait des courses pour le soir, et on arrive dans un camping de retraités, ou notre arrivée avec nos vélos chargés fait sensation, on ne peut pas esquiver les nombreuses questions des personnes, surtout Emilien, qui se fait rapidement un petit attroupement autour de lui et où il peut raconter le voyage et nos projets. La scène est vraiment marrante, on a Emilien sur son vélo chargé avec un gros groupe de retraités buvant chacune de ses paroles et le questionnant sur tout.




Ce qui est marrant, c’est que de manière générale, beaucoup de personnes (surtout les personnes âgées) nous demandent où l’on va chargés comme ça, et leur réaction à notre réponse « bah à Pékin » est très amusante à observer ! Certains ne nous croient pas, d’autres nous demandent de répéter 3 fois, d’autres veulent alors en savoir plus… On développe suite plus en détail le projet à chaque fois, et on reçoit des encouragements à chaque fois !

Et voila pour cette première semaine déjà bien riche en émotions et en rencontres ! Le moral est au top pour tout le monde, l’ambiance au rdv, on rigole beaucoup et le soleil qu’on a quotidiennement y est certainement pour beaucoup !

Merci à celles et ceux qui auront lu !

A suivre…

Senghor













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