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  • Senghor Manolis

Journal de bord - Semaine 30-31: "Peut-être que c'est pas fait pour moi l'Iran finalement" - Senghor

Dernière mise à jour : 19 avr.


Il ne fait pas encore très chaud.

Il est dix heures du matin et on sort tout juste d’Isfahan.

Le soleil est encore clément à cette heure-ci, il faut donc en profiter pour rouler avant que cela ne devienne trop difficile.

Ce matin-là, j’ai mal dormi et je suis de mauvaise humeur. Il y a des jours comme ça, et ils n’ont pas forcément d’explication.

Alors quand le trente-deuxième coup de klaxon de la journée retentit derrière moi en guise d’encouragement, je n’y prête guère attention.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’un klaxon d’encouragement.

La voiture de police nous dépasse, se gare sur le côté et nous fait gentiment signe de nous arrêter.

Dans ma tête, c’est comme d’habitude: juste des curieux qui veulent tout savoir sur nous, qui nous arrêtent pour nous assaillir d’un million de questions et essayer de nous offrir de l'eau, quelques fruits, en nous demandant au passage notre opinion de touriste européen sur leur pays.

Je ne suis donc ce matin là pas d’humeur à parler aux curieux, qu’ils aient un insigne policier ou non. On a de la route et j’ai aucune envie de faire copain copain (surtout avec des policiers iraniens).

On se regarde donc d’abord, à travers la fenêtre de la voiture, et on essaye de comprendre ce qu’ils veulent.

Ils ont un regard de bon glandu.

Vide et qui ne respire pas la malice en d’autres mots.


Ils ont l’attitude de ceux qui n’ont rien a faire de leur journée et qui cherchent un prétexte pour vous aborder et faire passer le temps.

J’essaye de leur faire comprendre avec insistance qu’on a des trucs à faire et que s’ils n’ont rien à dire de special, on continue notre route.

« Passeports »

Fais chier.

« On doit vraiment sortir nos passeports la sans raison? »


On s’exécute à contrecœur.


Ils les regardent, décident de les garder et nous font signe de les suivre.

Hophophop je ne fais rien du tout si vous ne me rendez pas mon passeport. Et je ne vous laisse certainement pas partir avec.

On insiste: rendez les passeports et on vous suit.


Rien à faire.


Alors on les suit et on espère qu’ils ne vont pas accélérer et disparaître au prochain tournant.

Avec surprise on arrive donc au commissariat de police un peu plus loin.


Le soleil commence à taper un peu plus fort.


Ils vont faire quelques vérifications, mais ce ne sera pas long.


Sauf que ça l’est.

On nous amène dans une salle, on doit montrer les passeports et expliquer ce qu’on fait là.

Puis on change de salle et rebelote.

Et ainsi de suite.

Puis après avoir vérifié nos passeports, il faut sortir les visas.

Puis après les visas, il faut dire si oui ou non on voyage avec des caméras.

Puis il faut montrer les caméras en question, expliquer qu’il y a une pellicule à l’intérieur et que donc il ne peut pas avoir accès aux photos.

Puis dire qu’on a des téléphones.

Montrer les derniers messages. Montrer les dernières photos. Sans discuter.


Puis on ouvre toutes nos sacoches. On nous fouille intégralement.



Quand les policiers tombent sur le disque dur d’Emilien, ils veulent l’emporter et l’analyser.

On s’y oppose.

Ha mais non, c’est vrai qu’on a pas le choix.

Ils partent donc avec le disque dur et impossible pour nous de les accompagner ou de les surveiller pendant leur manipulation malgré nos multiples insistances.

Est ce qu’ils vont en faire une copie, tout supprimer par mégarde, ont copié des documents, supprimé des photos ou ont tout simplement envoyé l’intégralité à la section « Analyses » du commissariat ?

On ne le saura jamais.

Le disque dur contenait une sauvegarde de nos photos, de nos vidéos (dont celles du début de voyage prises avec notre drone), des cours, des dossiers administratifs avec des pièces d’identité… Rien de grave en soit, mais c’est insupportable d’être mis à nu sans avoir rien demandé et rien fait de special.

On assiste ensuite aux différents echelons d’un commissariat de police: le garde de niveau zéro, qui roupille a l’entrée à l’ombre , ne parle pas un mot d’anglais et nous demande juste nos papiers.

Celui de niveau 1, dans un bureau, derrière un ordinateur qui fait un effort de conversation et a une dizaine de mots d’anglais en sa possession.

Et enfin le niveau ultime, le plus dangereux, celui qui arrive très tardivement, après une heure et demie d'attente, parle un anglais impeccable, sait s’y prendre en terme de diplomatie, nous presente ses excuses et dit que ce ne sont que des formalites.

On avait montré qu’un seul téléphone à ce moment là car on a pas tout compris ce qu’ils demandaient.

Il demande alors « c est pas compliqué d’avoir un seul téléphone quand on voyage à quatre ? » avec la plus grande fausse innocence.

Quand on lui répond que non, qu’on en a un chacun, il fait mine d’être indigné et qu’il nous a déjà demandé si on avait tous un téléphone, et qu’on ferait mieux de ne rien leur cacher et de dire tout ce qu’on a dans les sacoches.

Il réitère plusieurs fois des formules de fausse politesse ou de bienveillance dans ce style là, pour avoir des informations sans en avoir l’air.

Évidemment, il est désolé de nous emprunter notre disque dur, et il fera au plus vite, il n’a vraiment pas envie de le faire mais ce sont les règles voyez-vous.


Pas du tout. C'est son métier, il fait ça sans état d’âme, et il le referait deux cent fois de suite si c’était à refaire.

Il est évidemment désolé de nous faire attendre.

Pas du tout, ça fait deux heures qu’on attend au poste et personne a l’air de se presser, on nous repose les mêmes questions dix fois de suite par différentes personnes à chaque fois.

Quand nous avons finalement été entièrement mis à nus, qu’ils ont vu notre disque dur, l’intégralité de nos sacoches, nos photos et nos messages, on peut enfin s’en aller.

Ils sont tellement désolés de nous avoir fait perdre trois heures et de nous avoir ruiné notre journée vélo (car il fait trop chaud, plus possible de rouler a present) qu’ils nous offrent un paquet de chocolat suisse, qui doit venir de la fameuse réserve, celle avec la mention « cadeau pour amadouer les touristes fouillés intégralement pour qu’ils gardent une bonne image de nous et qu’ils ne parlent pas en mal de notre pays » .

Heureusement que nous ne sommes pas dupes.

Mais surtout heureusement qu’on a discuté avec suffisamment de monde sur le chemin et qu’apres s’être renseigné sur la législation iranienne on a décidé ne pas amener notre drone en Iran, de nous débrouiller pour trouver une solution pour nous en débarrasser avant d’entrer sur le territoire.

Sinon s’en était fini de vos quatre cyclistes favoris.

Ils s’en allaient retrouver Benjamin Briere dans une prison iranienne pour huit sombres années.

Pendant ce contrôle, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à lui.

Un touriste, comme nous, seul, qui utilisait un drone pour prendre des photos.

Il s’est fait contrôler comme nous, et comme sûrement beaucoup d’autres.

Mais ou il n était pas au courant, ou il n’a pas trouver de solution pour se débarrasser de son drone, ou il a voulu prendre le risque de garder ce diabolique appareil électronique avec lui.

Et hop, Huit ans de prison.

« Espionnage et propagande ».

Huit ans.

Ça représente plus d’un tiers de notre vie, qui est pourtant déjà tellement remplie.

Huit ans.

Apres avoir parle avec beaucoup d'amis iranien.nes, je pense que c'est aussi une des réalités de l’Iran: cette peur constante de l'etat et de la police.

Ce n'est que mon avis bien sur, mais les rencontres et les discussions que j'ai eu avec nombre d'entre eux m'ont aide a le faconner.


Malheureusement c’est celle qu’on ne connaît que trop bien en Europe et on ne connaît pas et on fait trop facilement abstraction de l’autre partie.

Celle de tous ses habitants chaleureux, heureux de faire la connaissance de l'etranger, et qui souffrent de ce gvt imp*sé, aut*rit*ire, d*ctator*al et r*lig*e*x. Attention à ne pas mélanger les deux: il y a la p*lice et les m*l*ta*res, liés au gouvernement, qui sont autoritaires et dont il faut se méfier constamment, moins pour nous (touristes) que pour les iranien.nes.


Et les iranien.nes, peuple extrêmement accueillant, gentil, généreux et qui pour la plupart ne soutiennent pas et ne sont pas en accord avec le g**v*rn*m*t.


Je voulais écrire dessus au début. J’avais déjà le titre de mon journal de la semaine : « J’emm**** le ch*f s*prm*»


Car c’est vraiment l’état d’esprit dans lequel je me trouve en ce moment, après pile un mois passé dans ce pays.

Je n’ai jamais autant détesté quelqu’un de ma vie.

Je hais profondément ce type.

Je ne publie pas cet article maintenant, que j’avais pourtant bien avancé, car on m’a mit en garde que c’était dangereux.

Pour moi, pour les trois autres, mais aussi pour les iraniens dont je parle dedans afin d’appuyer mes propos, même en ayant modifié leurs noms.

Et ensuite car je veux faire quelque chose de précis, en disant en quoi il est corrompu, en quoi il ruine la vie de tant de gens, en montrant que sa fille vit au Canada une vie de milliardaire alors que le salaire moyen (moyen attention pas minimum) de la population est inférieur à trois cent euros par mois.

En France, il est a mille huit cent euros environ.

Les informations la dessus sont très difficiles à obtenir.

Combien de personnes croient réellement en la religion et en toutes les pratiques imposées dans un pays où l’intégralité des femmes subissent un code vestimentaire particulièrement strict (voile et vêtement qui doit tomber en dessous des fesses pour masquer celles ci), et où les hommes sont privés de short malgré les quarante degrés très fréquents dans ce pays.

Je vais essayer de réunir les informations dont j’ai besoin et je publierais cet article expliquant pourquoi j’emmerde et je déteste tant le ch*f s*pr*m.


Comme Elliot et Elliott vous l’ont raconté ces deux dernières semaines, on fait beaucoup de rencontres en Iran.

Et celles-ci sont très spéciales.

C’est normal: on est loin, les gens sont et pensent très différemment, les différences de culture sont omniprésentes et ce, même après un mois passé dans le pays. On continue d'etre surpris et etonne constamment.

On y était préparé.

Enfin on croyait.

On ressentait globalement tous (mais surtout Émilien et moi j’ai l’impression) une envie de calme ces derniers jours.

Une envie de ne parler à personne.

Une envie de ne plus répondre et de ne plus faire la conversation avec tous ces iraniens pourtant adorables qui viennent nous assaillir de questions à longueur de journée, alors qu’on ne leur demande rien.

En Grèce les Klaxons nous manquaient.

Ici ils m’étouffent.

Toute la journée, constamment, une voiture nous double et elle klaxonne.

C est pour encourager, pour donner de la force donc en soit comment l'expliquer?

A longueur de journée, toutes ces voitures qui klaxonnent, qui s’arrêtent, crient des phrases parfois incompréhensibles où on ne parvient même plus a discerner si ce sont des raleries, des indications de conduite ou bien des encouragements comme c’est le cas la plupart du temps.

Ces gens qui nous alpaguent de question, parfois en roulant à côté de nous sans meme s’arrêter, parfois en s’arrêtant sur la route et en nous demandant avec insistance de s’arrêter pour prendre une photo avec eux.

Comment les blâmer ? C’est adorable, l’intention est plus que louable mais c est trop et je n’y arrive plus.

Les fortes chaleurs et le soleil qui nous brûle constamment ont probablement leur rôle à jouer la dedans.

J’étouffe et j’en viens à ne plus vouloir aller chez les iraniens, malgré leurs invitations et leurs propositions alléchantes, et notre envie de passer du bon temps avec des inconnus.


Alors un jour sur mon vélo j’ai réfléchi et je me suis dit que peut-être que ce pays n’était pas fait pour moi.

J’emm*** leur g**v*rn*m*t.


Je déteste leur p*l*ce et leurs m*l*t*r*s qui à la première manifestation de citoyens pacifistes iront dans la rue réprimer et tuer ces citoyens qu’ils sont censer protéger.


Les habitants sont adorables, mais leur gentillesse autoritaire ne me convient pas, plus, et je ne sais pas comment faire vis à vis d’eux.

L’impression qu’une simple rencontre d’une heure scelle une amitié et un engagement sans équivoque avec cette personne.

Les trente cinq à quarante degrés que nous affrontons quotidiennement nous procurent coups de soleil et déshydratation.

Alors oui, apres tout, peut être que ce pays n’est pas fait pour moi.

C’est très compliqué à décrire, cela pourrait s’apparenter à un caprice, ou je pourrais passer pour un touriste pourri gâté, mais ça ne l’est pas je vous assure.

C’est un sentiment partagé par la plupart du groupe, dans différentes proportions évidemment, car on a beau être un groupe, chacun pense différemment et ressens les choses à sa façon.

C’est une des raisons pour laquelle Émilien veut tant faire du vélo et a decide de quitter la ville de Chiraz sans même l’avoir visité.

Cette succession de visites de ville ne lui convient plus, et il trouve une alternative dans le vélo, et le camping dans la nature.

Donc je me suis demandé si je ne devais pas partir plus tôt de ce pays, aller les attendre en Géorgie, si au final l’Iran ne me réussissait pas.

Sur neuf pays traversés, qu’il y en ait un avec lequel ça ne match pas, le ratio reste quand même honnête il me semble!

En en parlant aux autres, j’ai vu que certains partageaient à différents degrés mon point de vue, ça m’a fait du bien et rassuré un peu.

On a donc décidé que peut être on avait besoin de temps juste tous les quatre, et qu’il fallait favoriser la nature et le camping aux hôtes, malgré la perspective de superbes rencontres et des propositions qui venaient constamment à nous.

On a ensuite traversé le désert (c’est à dire cent vingt kilomètres, avec durant toute cette durée rien du tout, excepté deux dromadaires perdus croises au milieu de nul part), et avons affronté des conditions particulièrement inhabituelles .

Nous nous sommes rationnes en eau, en nourriture, avons fait des calculs de quantité et de poids comme jamais nous n'avions fait auparavant.

Nous comptions les gorgées d'eau des autres discrètement.


Nos perceptions étaient troublées, les routes étant des lignes droites goudronnées de plusieurs dizaines de kilomètres. On voit des mirages, des fois la route semble monter au loin alors qu'en fait il n'en est rien. On croit affronter une route plate alors qu'en fait il s'agit d'une montée.


La route semble parfois ne jamais se terminer et la ligne droite que nous affrontons, menacante, et son paysage environnant ne changent pas d'un millimètre pendant plusieurs heures des fois.


Mais il est important de dire que nous avons également vu les routes les plus belles (et de loin) depuis le début de notre voyage, ce n’était comparable à aucun autre pays traversé jusqu‘à présent. Et puis, nous sommes finalement arrivés à Yazd.

Génial une nouvelle ville !

Au programme du premier jour: rien !

Et au programme du jour d’après: rien non plus !

On est dans une auberge, on a une chambre tous les quatre, des vrais lits, on ne bouge pas d’un pouce.

Et qu'est ce que c est bon !


Le fait d’en avoir parlé avant nous dédouane de toute culpabilité.

Tant pis pour Yazd, on ne reviendra probablement pas dans cette ville, mais ce n’est pas si grave.

On ne peut pas tout visiter à 100%, alors on « sacrifie » Yazd pour repartir de plus belle et profiter à fond de la suite.

Ça fait plus de six mois qu’on voyage, et enchaîner les pays, les villes, les villages constamment, des fois ça ne le fait plus.

Encore une fois, ce n’est pas un caprice d’enfant gâté, mais au bout de tant de temps de voyage, avoir juste un appartement où on peut vivre dedans me manque personnellement, et constituerait le plus grand des plaisirs.

Il y a le fait aussi qu’on croise peu de touristes européens.

Je n’aurais pas pu penser ça au début du voyage, mais croiser un européen de temps en temps, pouvoir avoir une conversation simple et fluide en anglais, sans galèrer avec des mimiques ou tenter un google traduction en vain, c est reposant.


On se ressemble enormement entre français, suisse et allemand, et ça fait du bien de trouver des semblables de culture de temps en temps.

C est la raison pour laquelle, quand je suis arrivé seul chez mon hôte à Chiraz, et que j’ai découvert que c’était un jeune, avec une bonne tête, étudiant en médecine, que j’avais une pièce à vivre juste pour moi, que je pourrais faire ma vie comme je l'entends et qu’il avait des trucs à faire de son côté, j'etais profondement content.

Il est futur chirurgien (donc haute classe sociale), a vu les mêmes films français et américain, joue au tennis et au tennis de table, a un sens de l'humour proche du mien, et tant d'autres points communs !

Première fois que je sens réellement que je partage beaucoup en commun avec un iranien.

En un mois et en une centaine de personnes croisées.

Il était temps !

Quand je me suis levé à midi le lendemain, que je me suis fait à manger tranquillement dans sa cuisine pour me recoucher ensuite, qu'est ce que c était bon !

Enfin un appartement, un retour à la vie de sédentaire temporaire, et non la vie d’un touriste voyageur sans cesse en quête d’exploration et de découvertes.

Je pense rester une bonne semaine chez lui, et c’est vraiment génial.

Je ne visite pas vraiment, mais je ne fais pas rien non plus.

Je vis à chiraz enfait tout simplement.


La vie de voyageur touriste reprendra plus tard, la elle nécessitait une bonne pause.

La vision du voyage qui se déroule toujours de la meilleure des façons, où ce sont uniquement des moments de joie et des rencontres merveilleuses qui en ressortent, ce n’est pas vrai en fait.


Je trouvais important de raconter comment j’avais vraiment vu et ressenti les choses ces dernières semaines. Quitte à passer certains bons moments de la semaine sous silence, ce n’était pas le sujet du jour. Je voulais parler de cette réflexion et ces pensées que j’avais eu, et ne pas les noyer ou les perdre entre deux bons moments de la semaine. Car oui, on adore l’Iran dans l’ensemble, et on prévoit d’y passer encore deux à trois semaines, mais on a déjà fait passé ce message là il me semble.


C’est important de raconter aussi les moments qui ne sont pas plaisants, d’être honnête avec nous-mêmes et avec les autres, et de ne pas clamer haut et fort constamment les moments de bonheur (sur les reseaux sociaux par exemple).


J’adore l’Iran, j’ai apprit et je continue d’apprendre beaucoup de ce pays, mais tout n’est pas toujours facile et cool tout le temps, et en même temps heureusement !

Une derniere precision quand au contenu de cet article.

J'ai deja indique qu'il s'agissait de mon ressenti et de mon interpretation personnelle sur les deux dernieres semaines de voyage en Iran.

Certains ne partagent pas forcement ma vision et la reflexion que j'ai eu, il s'agit d'un article personnel qui n'engage pas le groupe au complet.

A bientôt,

Senghor





Un des avantages du camping dans le desert est le calme, et le fait de se sentir en securite, car on est loin de tout.

On est tous les quatre, au milieu de nul part et on adore ces moments la.



On laisse nos velos pour la journee et on suit notre hote Ashkar qui nous emmene faire un tour dans un desert de sable, pas loin de sa maison.

La encore, on se retrouve seul au milieu de cette immensite de dunes de sable et c'est un spectacle incroyable qui s'offre alors a nous.


Des fois, le paysage sur toute une demi journee peut etre semblable a celui-ci.

Impossible de dire sur combien de kilometres s'etend cette ligne droite...


Un des avantages de rouler dans le desert est la quasi absence de voitures. Cela nous permet de rouler au milieu de la route, tous les quatre alignes et de discuter, ou bien de jouer a des jeux divers et varies pour passer le temps, qui peut etre des fois un peu long !






Sur le chemin, la ville de Persepolis dans laquelle nous nous sommes arretes, ancienne capitale de l'empire Perse detruite par Alexandre le Grand.




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