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  • pekinsansstress

Journal de bord - Semaine 16 : "Héhoo les policiers" - Senghor

Dernière mise à jour : 18 janv.




Il fait super froid. On n'avance pas.


A la base, nous avions 600 km de vélo pour rallier Thessalonique à Istanbul.

On s'était dit vouloir prendre notre temps donc nous avions misé sur 2 semaines grand maximum pour faire ce trajet, en nous basant sur nos dernières moyennes quotidiennes de vélo qui étaient autour de 70 km.

3 jours après être partis de Thessalonique, on était encore à moins de 100 km parcourus.


Il pleut. Il y a du vent. Et surtout il fait froid.

C'est cette atmosphère qui nous suit et nous colle pendant cette première semaine post-Thessalonique et qui se poursuit.

Au début on fait abstraction, contents de se retrouver et de rouler ensemble tous les 4, mais peu à peu la joie de nos retrouvailles s'estompe et les conditions météo prennent le dessus.

On cumule les couches, on superpose les collants et les T-shirts, mais rien à faire, les gants sont rapidement trempés, les doigts engourdis, et les orteils congelés.

Si encore on avait des grosses journées vélo pour compenser, des rencontres qui viendraient apporter un peu de piment et d'extra-ordinarité à notre quotidien identique et morne, mais non.


On a tous attrapé le covid donc on doit rester dans la nature et à l'écart de tout individu. Il pleut donc on ne peut pas toquer à la porte des gens et demander l'hospitalité, une grange, un jardin où planter les tentes, un radiateur pour faire chauffer nos gants.

On reste dans le froid, tous les 4.




A un énième moment de questionnement sur "Qu'est ce qu'on fout là?" et "Pourquoi est ce qu'on s'inflige ça?", un panneau bleu avec écriture blanche attire mon attention sur le côté de la route: "Thermal Spring , 1 km".


Je deviens complètement fou. La récompense est là, elle nous attend, tout ce froid va s'arrêter temporairement et on pourra passer un moment hors du temps dans un bain chaud à 40 degrés en pleine nature comme c'était le cas à Thermopyles.

Je suis devant avec Emilien, Rannou et Richard sont 10 min derrière nous.


Je le soupçonne d'avoir accéléré après avoir vu le panneau pour y arriver en premier. J'accélère donc et je le rattrape un sourire jusqu'aux oreilles: "Mec c'est fou ce qui nous arrive !" . Visiblement, il ne voit pas à quoi je fais allusion.


Quand je lui explique ma découverte, il tombe des nues et ne me crois pas. Ma joie et mon entrain lui font comprendre qu'il ne s'agit pas d'un prank, comme nous avons l'habitude de nous faire très régulièrement.

Et puis, ce serait trop gros à avaler, une source naturelle d'eau chaude dans ces conditions et à ce moment là, c'est vraiment la meilleure chose qui pourrait nous arriver.


Alors on commence à rêver à 2, on redouble de vitesse, et surtout on regarde intensément de tous les côtés. On ne perd pas une miette du paysage, attendant le moment ou on verrait de la fumée s'élever d'une colline, ou une odeur de soufre que nous connaissons bien maintenant qui émane généralement de ces endroits. On regarde derrière les arbres, au loin, dans les vallées, mais pas de chutes, cascades, ou traces d'eau pour l'instant.

5 mn plus tard, soit la durée que nous mettons généralement pour faire 1 km, toujours pas de traces de ces "Hot spring".

Cela n'empiète en rien sur notre motivation et détermination, et on continue à s'imaginer tous les 2 barbotant dans notre eau à 40 degrés et à la tête que feraient les 2 autres en nous découvrant ainsi confortablement installés.


10 min plus tard, toujours rien. Ca commence à être étrange.

Après tout, peut être que le panneau était à 10 km, et qu'un 0 s'est effacé avec l'usure, le temps. Oui ça doit probablement être ça.


On se refuse dans un premier temps à regarder sur internet, il faut qu'on tombe dessus par hasard. Le moment en sera d'autant plus magique.

C'est sur qu'au prochain virage, derrière cette colline, des voitures seront garées, de la fumée s'élèvera au loin et on aura plus qu'à effectuer un sprint final et c'est à qui sera le plus rapide pour finir en caleçon dans ce bain naturel brulant que nous imaginons.


30 min plus tard, rien. Emilien commence à m'en vouloir et à me traiter (gentiment) de tous les noms. Il veut faire marche arrière et voir de ses propres yeux le panneau. On commence à regarder sur internet, rien n'apparait.


Dans ma tête, je me dis que c'est encore mieux, que les grecs du coin ne doivent pas aimer les touristes et que c'est un endroit de niche, à l'abri des sites internet et des publicités, ce qui en fera un site d'autant plus authentique.

Oui c'est forcément ça, ah les cons, sacré grecs!


1h plus tard, et les 10 km dépassés, Emilien n'y croit plus et je commence aussi à ne plus y croire. On attend alors les 2 autres, et une fois rassemblés, je m'empresse de les questionner sur ce panneau miraculeux et annonciateur de tant de bonheur.

Ils n'ont rien vu tous les 2 mais semblent immédiatement intéressés et alléchés par cette bonne nouvelle. On poursuit les recherches sur internet, et on ne trouve rien, à part une source chaude mais à 100 km d'ici.

Merde.

Fais chié


Le mystère reste entier aujourd'hui, est ce que j'ai rêvé de ce panneau, est ce qu'il était bien réel et mes 3 compagnons de route roulent à l'aveuglette ou ont de sérieux problèmes de vision? On ne le saura jamais.



Le lendemain, les conditions météorologiques n'ont pas bougé d'un pouce. On s'élance en direction de Kavala.




Involontairement, je pars en tête, laissant les 3 autres rouler ensemble quelques kilomètres derrière moi et retrouvant alors le plaisir de mon aventure solitaire d'il y a quelques semaines.


Personne sur la route, pas une seule voiture, pas un bruit.

La mer est sur ma droite avec sa douce mélodie berçante et je me mets à apprécier ce temps gris brumeux et silencieux. C'est un moment agréable qui vient contraster avec les derniers jours. Il pleut très fort mais ça reste plaisant de rouler dans cette atmosphère hivernale.

Car oui ces derniers jours nous ont fait comprendre que l'hiver allait nous atteindre, que nous n'y échapperions pas, nous qui avions globalement évité les journées de pluie, de neige et de grand froid en nous dirigeant constamment vers le sud. Ce coup ci on n'en doute plus, l'hiver existe en Grêce et il ne fait pas plaisir à voir. Fini les 20 degrés de Thessalonique, on roule avec des ressentis à -5 degrés et du vent en rafales qui nous remet en place à chaque bourrasque.

Ca fait du bien quand c'est difficile, mais pas quand ça dure aussi longtemps.


Les annonces de la météo se font de plus en plus dures, des -10 degrés sont annoncés au maximum, généralement pendant la nuit. Il faut qu'on trouve des toits, des appartements abandonnés, des résidences d'été désaffectées pendant cette période de l'année pour éviter ces durs moments à venir.


On trouve alors un endroit couvert, fermé, qui ressemble à une terrasse de café abandonné. La porte qui protège cet endroit est fermée à clef mais s'ouvre facilement, on entre et on se pense sauvés pour la nuit dans un endroit vraiment accueillant.




Puis une voiture arrive, un monsieur qu'on prend pour le vigile tourne une première fois autour et disparait, puis revient et s'arrête cette fois-ci devant nous. On s'empresse d'aller à sa rencontre pour lui expliquer notre situation.

Il ne comprend rien, ne parle pas un mot d'anglais et n'a pas l'air de vouloir aller dans notre sens. Il nous fait comprendre qu'on ne peut pas rester et qu'on risque des ennuis, mais il ne nous dit pas clairement qu'on doit partir. Il s'en va, on est pas pour autant très rassuré mais bon, il fait désormais nuit, il est 19h, il fait froid, on a déballé toutes nos affaires partout, il n'est pas question de partir maintenant, de tout ranger et d'aller s'installer sous la pluit dans ces conditions.


Un gyrophare de police retentit alors et une voiture arrive rapidement sans nous laisser le temps de nous concerter et de réfléchir à quelle attitude adopter.

Les policiers arrivent, nous ordonnent de reculer et enchainent les questions avec un ton très menaçant. On joue la carte des touristes qui voyagent en vélo et cherchent juste un endroit pour la nuit pour se protéger de la pluie et du froid à venir. Ils n'ont pas l'air franchement attendris et nous demandent nos papiers.

Et là, le miracle d'un objet banal opère: le passeport français.


Il délivre son pouvoir magique que nous ignorions jusqu'à présent.

L'atmosphère se détend immédiatement, un policier s'autorise une blague et on comprend qu'on n'aura pas d'ennuis.

Ils nous disent qu'ils cherchent plus des syriens ou des afghans, bref des gens qui ont des problèmes et qui ont des réel soucis dans la vie, pas des français blancs de peau avec des têtes joviales et un projet écologique de voyage à vélo.


Les policiers s'abonnent à notre compte instagram, on prend une photo avec eux, et la personne que l'on prenait pour le vigile est enfait le gérant de ce café qui est en réalité une salle de mariages. Un policier s'est même marié ici !


La suite de cette histoire à toutes les caractéristiques d'un happy end d'un film américain: le gérant nous amène une bouteille de vin blanc, et 20 min après être parti, le temps pour nous de débriefer sur ce qu'il vient de se passer, il revient avec des gyros (c'est un kebab grec grosso modo) pour tout le monde encore chauds dans leurs emballages et une boite de gateaux pour le dessert, on est tous les 4 comme des fous.





La suite de la soirée se déroule bien, on se régale, pas besoin de sortir le réchaud, on mange chaud et bien. J'essaye d'apprivoiser une grenouille, mais sans succès malheureusement. C'est dommage un petit animal de compagnie/mascotte du groupe ne serait pas de trop !

Les policiers en partant nous proposent de venir nous marier ici si le coeur nous en dit, et on immortalise ce moment hors du temps.


On est bien entendus heureux par la tournure prise par les événements, mais je ne peux m'empêcher de penser à cette injustice: c'est ce mini carnet avec le logo de la France apposé dessus qui y est pour tout.

Français on est déjà favorisés dès notre naissance, et on le sera enfait toute notre vie.

Les Syriens ne partent pas avec les mêmes avantages, et toute leur vie ils n'auront pas la même chance que nous.

Si nous voyagions avec un ami noir de peau, la situation aurait elle été identique? Si nous avions été avec la même joie, le même sourire, mais avec une nationalité différente, est ce qu'on aurait été chassé à coup de pied dans le froid et sous la pluie ? Sans aucun doute.

C'est franchement injuste.

On considère les nationalités et les papiers avant de considérer la personne en soit. Ces policiers y sont certes pour rien, ils exécutent les ordres qui viennent d'en haut, mais quand les ordres sont discutables il faudrait peut-être les remettre en question ou changer ceux qui sont en haut.




On se met en route vers Xanthi le lendemain, qui n'est pas très loin de là où on est. C'est encore plus difficile que la veille, les policiers nous ayant mis en garde: "You are crazy guys, it's gonna be -10°, what is the fuck with you guys!"


On est congelés quand on se réfugie dans un kebab de la ville au chaud, et on aurait difficilement pu faire plus de kilomètres.


Conseil de guerre: "Qu est ce qu'on fait?".


Attendre 3 jours dans cette ville sans grand intérêt apparent en attendant que le froid passe ? Continuer à rouler aussi doucement ?

Mon avis est bien tranché: tous les plaisirs que l'on peut retrouver à travers ce voyage sont absents: le covid nous ferme la porte à d'éventuelles rencontres, on se les gèle, pas de plaisir sportif car on fait 30 km par jour grand maximum.

Pour moi, on perd notre temps, même si on a encore 7 mois de voyage devant nous, le temps que l'on perd ici sera du temps en moins dans d'autres pays, en expérience Workaway ou woofing (travail dans les fermes), ou bien sur le retour quand les conditions météorologiques seront plus clémentes.


Après multes discussions et tours de tables, on en vient au changement de plan brusque: "Et si on prenait un bus cette nuit et qu'on se réveillait à Istanbul demain matin?" Adjugé.


Au diable les remords de bus pris, la non-satisfaction d'avoir tout fait à vélo.


C'est aussi ça pour moi être intelligent, c'est savoir quand on fait quelque chose pour rien, savoir quand il faut changer ce qui était prévu à la base, savoir accepter que des situations ne se passent pas toujours comme prévu.


Après un nouveau record de 10h passé dans le même kebab, on embarque pour notre bus de nuit afin de faire ces 3OO derniers kilomètres.

Réveillé au milieu de la nuit pour le passage de la frontière, je sors en pull-collant dans la précipitation. Il y a une grosse couche de neige dehors, les gens font la queue devant le poste de frontière en sautillant pour se réchauffer.

Moment complètement hors du temps avec ce poste de frontière désert, à 3h du matin, la neige qui continue de tomber et le froid glacial comme annoncé.


On arrive finalement à 5h du matin à Istanbul, ville gigantesque de la taille d'un pays. Traverser la ville à vélo prendrait plus d'une journée!

On est obligés de s'installer à un café pour se réchauffer et attendre que la nuit laisse place au jour, et qu'on puisse ainsi rejoindre notre auberge de jeunesse dans des conditions plus sécuritaires que dans la nuit, sous la neige , après 2h de sommeil, et en Turquie où les gens conduisent comme des fous.

Après 3 (très) longues heures, on se met en route pour notre dernière heure de vélo dans Istanbul.

Premiers aperçus de la ville, premier feelings et on arrive dans une auberge située dans le quartier touristique Eminönü. 3h plus tard, le temps que le dortoir soit prêt, on peut enfin se doucher et finir notre nuit!

Les dernières 24h auront été sous le symbole de l'attente (et de la surprise).



Istanbul!!

Il fait toujours aussi froid mais la présence de chauffage et de douche chaude possible détend l'atmosphère.

Cette ville est immense et dure à cerner. Les quartiers changent sans cesse d'ambiance: on est tantôt dans un quartier populaire et d'apparence pauvre, et puis en tournant à droite on tombe soudainement sur une avenue lumineuse que l'on pourrait comparer sans prendre beaucoup de risques aux Champs Elysées parisiens.

C'est sans arrêt une alternance de quartiers touristiques (avec tout qui coute plus cher), et de quartiers plus locaux, authentiques, populaires. Dure à cerner mais on sent que peu importe la durée de notre séjour ici, on ne s'y ennuiera pas et il y aura toujours quelque chose à visiter.


Avec Rannou et Emilien, on se décide à aller explorer la rive asiatique (car Istanbul est à moitié européenne, et à moitié asiatique avec le fleuve du Bosphore entre les 2 qui sépare ces 2 continents géographiquement).


Première mission de la journée: se procurer une carte de transport pour prendre le bateau nous amenant de l'autre côté (10 min, un genre de navette).

Impossible de trouver cette fameuse carte de transport et la charger.

C'est quelque chose qui parait simple mais qui ici est impossible, et l'agent de sécurité à côté du portique n'a vraiment pas l'air décidé à nous aider.


Rannou alpague un inconnu au hasard dans la rue et lui demande de l'aide et comment faire pour passer le tourniquet dans la légalité.

Sohrab nous aide alors et je ne sais vraiment pas comment on aurait fait sans lui.

Il nous fait faire le tour des kiosques pour trouver dans un premier temps la carte de transport. Puis il faut mettre de l'argent dessus qui est une autre étape. Il faut ensuite appeler un numéro permanent et décliner toute son identité pour qu'ils activent cette carte précédemment achetée. Il faut ensuite rallier l'espèce de code visa qu'on a du demander à cette carte de transport.

Mission impossible si personne ne vous indique comment faire, et attention personne ne gruge en Turquie, donc ne soyez pas comme nous à croire qu'on peut sauter au dessus du tourniquet et que tout se passera pour le mieux.


2h plus tard, on est sur le bateau avec Sohrab notre héros de la journée. Il est Iranien et habite à Istanbul depuis un moment mais a beaucoup voyagé et déménagé pour le travail. Il est ingénieur chez Siemens dans l'électronique et c'est son jour de congé. Il décide de nous amener dans un de ses restaurants favoris et on goute un tout nouveau plat délicieux à un prix enfin proche de la réalité turque (car dans le quartier touristique tous les prix sont gracieusement tirés vers le haut). Il nous raconte plein de choses sur Istanbul mais aussi sur l'Iran, ce qui est super car on veut y aller après la Turquie.

Il confirme ce qu'on avait entendu sur le sens de l'hospitalité là-bas, le fait qu'on dormira tout le temps chez l'habitant là bas car les gens veulent donner, veulent offrir ce qu'ils peuvent offrir. C'est ancré au plus profond de leur culture.


Exactement ce qu'il vient de faire après nous avoir offert 2h de son temps pour régler un souci administratif relatif au transport Istanbuliote. Il nous amène dans un restaurant et impossible de l'inviter, nous sommes ses invités c'est lui qui doit payer. Il part le lendemain pour un moment malheureusement mais on espère qu'on pourra le revoir et lui rendre la pareille plus tard dans notre séjour.


On finit la journée par un hamam incroyable, avec massage intégral. Première fois pour nous 3 globalement, c'est un lieu typique, non touristique, dans un quartier de locaux, donc personne ne nous explique, tout le monde parle turc et peu anglais. On regarde comment font les autres et on imite.

Un gros turc chauve et très poilu nous prend sous son aile et nous explique (en turc) comment faire. Il se met à nous arroser d'eau froide et chaude, nous fait un tuto de pédalo allongé sur une dalle chaude (on lève les jambes pour bien que tout le dos touche la dalle brulante).

Il entre ensuite dans une mini salle sauna avec nous, c'est très petit, fait un monologue en turc, et retourne un sablier présent dans la salle. On comprend que pour être très costaud il faut rester jusqu'à la fin du temps écoulé et ne pas sortir avant. C'est brulant et étouffant, seul Rannou parviendra au bout, Mimil et moi n'étant pas spécialement intéressés pour risquer l'étouffement sans grande raison apparente. En voyant Rannou sortir de la salle, rouge écrevisse et au bord de l'explosion on est plutôt contents d'avoir suivi notre instinct.

La partie massage était incroyable. Dans un premier temps, gommage de tout le corps (apparemment Mimil et Rannou ont vu une eau noire s'écouler de leur corps à la suite de ce grattage ce qui n'était pas mon cas, il faudra peut être penser à augmenter les douches à l'avenir pour certains...) puis massage avec mousse-savon très intriguant mais très satisfaisant. On finit par un massage des pieds-jambes qui pour des cyclistes comme nous ne pouvait pas tomber mieux.


Super moment, on ressort 3h plus tard purifiés, lavés et on ne peut plus détendu !


On a vraiment l'impression qu'il s'agit d'une toute nouvelle destination, différente par beaucoup d'aspects sur nos précédentes étapes, par exemple avec l'appel à la prière qui résonne dans la ville assez fréquemment, les nouvelles coutumes, les vendeurs à la sauvette, les attrape-touristes, la culture de la négociation du prix... On sent qu'on commence à être loin de chez nous...

Même dans les personnes rencontrées en Hostel (auberge de jeunesse): il y a quelqu'un d'Oman, 3 japonais, quelqu'un de Sibérie, une américaine... Ce n'est plus l'auberge de jeunesse de Split entre anglais allemand et français.


Pour l'instant l'impression sur cette ville est encore floue et pas dessinée, c'est sauvage, énorme, très hétérogène. Si vous prévoyez d'y aller ne comptez pas la faire en un week end!




A bientôt

Senghor







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